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mardi 21 juin 2005

Pour une réflexion sur le Libéralisme

Publié le mardi 21 juin 2005 sur http://altermonde.levillage.org/article.php3?id_article=3040

Extrait :
- Fondement de la philosophie libérale

Le libéralisme n’est pas seulement une doctrine économique, elle englobe tout un système philosophique au départ basé sur la liberté de l’individu, sur le respect du libre-arbitre. Elle date à peu près du siècle des Lumières, alors que Montesquieu affirmait que si l’Etat ne nous faisait aucun mal, c’était déjà un grand bien. Locke et d’autres philosophes imaginèrent un système ou les personnes seraient libre de penser et de choisir leur morale, au nom des trois principes qu’il faut en contrepartie respecter.

Cette philosophie de la Liberté admis 3 droits naturels a l’homme, des droits universels supérieurs et antérieurs a toutes législations : le droit a la Vie, le droit a la Liberté, et le droit a la Propriété.

(...)

Vote de classe et conscience politique

Publié le 20 06 2005 sur http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=2413

Militant d’Attac j’ai distribué près de 3500 tracts de la main à la main en dix semaines de campagnes. Je partage l’analyse qui invite à la pondération quant aux liens de cause à effet entre vote de classe et adhésion spontanée de ladite classe à un mouvement politique. Je crois que le désarroi d’une partie significative de la population n’a pas encore trouvé son prolongement politique constructif. Probablement parce que l’offre politique n’est pas encore adaptée aux besoins de la situation.

Le jour du référendum, j’ai appris beaucoup de choses sur l’un des courrants porteurs du vote NON. Participant à un repas de famille, un de mes oncles, ex petit patron (à la retraite) d’une petite auto-école ayant salarié jusqu’à trois personnes, et dont j’ignorais s’il était plus de droite ou de gauche, a eu cette réflexion qui à mes yeux vaut bien des discours. "Je suis allé voté pour la première fois depuis plus de dix ans. C’est pas pour l’Europe. Mais y en a marre de leurs conneries. Ca ne va plus. Il est temps que cela cesse".

Le premier enseignement que j’en tire, c’est qu’à l’occasion de ce vote, mon oncle, toujours aussi désabusé par les politiques menées par les différents gouvernements, à rompu avec l’abstention. Il ne s’est pas mobilisé sur la base d’une conscience politique claire. C’est son quotidien qui l’a motivé. Mais inconsciemment il a capté l’importance de ce scrutin. En saisissant au vol de ci, de là, des fragments de campagnes, il a ressenti confusément que l’importance de l’enjeu justifiait qu’il retourne au bureau de vote.

Je pense que la vigueur des débats dans les médias a mis la puce à l’oreille de beaucoup de gens. Ils n’ont pas compris grand chose aux tenants et aux aboutissants du texte constitutionnel. Mais ils ont su à travers différents mécanismes psycho-cognitifs que le rendez-vous était de la première importance.

Le fait que les barons du système le défendent aussi âprement, appuyés par leurs homologues européens qui se sont déplacés pour joindre leur voie aux incantations favorables à la constitution, à suscité chez beaucoup de nos concitoyens un reflexe de survie politique.

Devant autant d’insistance de la part des élites européennes à nous indiquer le bon choix, alertés par le bon sens populaire, un nombre élevé de Français qui ont perdu confiance dans leurs dirigeants ont choisi la prudence en refusant de signer un chèque en blanc, bien que cernés par les promesses d’un côté et les menaces de l’autre.

Bien entendu, les analystes reclus dans la modernité d’un XXIe siècle fertile en mutations et en progrès dont ils sont les agents de propagation et les premiers bénéficiaires, ont vilipendé la peur de l’avenir et de l’étranger. Les masses ignorantes ont lamentablement torpillé la constitution commettant ainsi un crime de lèse Europe.

Un tel comportement (de la part des masses égarées) ne mérite pas l’analyse, ce serait faire trop d’honneur à la populace qui ne comprend rien ? Elle appelle derechef la réprobation et la condamnation : l’anathème qui dispense de toute autocritique. Le jugement est sans appel parce que les censeurs sont juges et partie : ils en assurent la sauvegarde et la promotion et savent mieux que d’autres en exploiter les ressources.

Conclusion : le bon sens des masses a déclenché un reflexe salutaire pour éviter (ou retarder ?) le pire. Le pire sera évité si les forces (politiques, syndicales et associatives) ayant contribué à faire pencher la balance du côté du NON savent traduire ce vote de classe. Autrement dit, à la force du rejet exprimé par la population doit correspondre une dynamique unitaire à la hauteur de l’enjeu : offrir au peuple éclaté et désemparré une perspective d’action viable pour ouvrir de nouveaux horizons dans une existence de plus en plus morne et douloureuse.

Pour cela, il faudra beaucoup d’humilité et de générosité pour :
reléguer les ambitions personnelles au second rang et proclamer l’union sur la base d’objectifs sociaux non négociables : un revenu d’existence décent pour chacun et une activité socialement utile pour tous. La dignité des existences passe par le respect de ces deux conditions.
se mettre à l’écoute des gens avant de leur proposer un programme. Que les gens se sentent respectés dans ce qu’ils sont.

Union européenne : les lobbyistes politiques contre toute transparence

Source : http://www.wsws.org/francais/News/2005/juin05/060605_UE_lobbyistes.shtml

Auteur : Jean Shaoul.

Date de publication : 12 juin 2005

Extraits :

- La France et les Pays-Bas ayant massivement voté contre la constitution européenne, il est utile d’attirer l’attention sur un conflit qui expose le caractère profondément antidémocratique de l’Union européenne ainsi que son rôle de tirelire pour l’enrichissement personnel des industriels et de tremplin servant à lancer les attaques contre la classe ouvrière.

- Les membres de SEAP sont tenus de suivre un stage auprès de l’European Training Institute (ETI) concernant leur propre code de conduite. L’on peut se faire une idée de ce qu’un tel stage représente en se reportant à l’interview avec le président exécutif d’ETI, Daniel Guéguen. Selon le CEO, Guéguen prédit des tactiques de lobbying encore plus agressives. Dans une interview récente il dit « Je pense aussi qu’à l’avenir on ira vers des stratégies [de lobbying] de plus en plus dures, vers des approches de l’intelligence économique de plus en plus sophistiquées comportant probablement le recours à des pratiques de manipulation, de déstabilisation, ou de désinformation. »