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Je souscris d’autant plus facilement à cette thèse, sans pour celà prétendre qu’elle est avérée, que j’ai personnellement imaginé pareille configuration, après avoir moi aussi pensé dans un premier temps qu’on nous cachait la gravité de l’accident qui "avait frappé" le Président.
Mais j’ai basculé en faveur de la thèse que vous développez ici lorsque précisément on a appris que Chirac n’irait pas à l’ONU où il serait représenté par qui l’on sait. Idéal pour pemrettre à Galouzeau de Villepin de consolider sa stature d’homme d’Etat incarnant la France du haut de sa grandeur et avec son panache. Le tout ravivant le souvenir du haut fait de la présidence Chirac : le fameux discours du ministre des Affaires étrangères en 2003 à l’ONU où la france, à travers lui, fut chaleureusement applaudie.
Par ailleurs, l’hospitalisation du président tombait opportunément pour nicker les effets médiatiques de Sarko à la Baule. L’annonce de l’hospitalisation fut faite après l’intervention du Premier ministre et avant celle du président de l’UMP. Tant est si bien que l’impact médiatique de la prestation de celui-ci fut non seulement minoré, mais l’image de ce dernier fut même altérée par le fait que Sarkosy n’a rien maîtrisé sur ce coup-là. Informé seulement quatorze heures après l’admission de Chirac au Val de Grâce, le ministre de l’Intérieur et président de l’UMP a été ignoré par le couple Chirac Villepin. Il est apparu un peu plus comme la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf et qui est remise à sa place, obligé de ravaler sa prétention sans rien dire, comme un morveux.
Il s’est fait balader pendant près de deux semaines. Et ce n’est pas fini. Il est sur la défensive puisque c’est lui le leader autoproclamé sur qui tous les regards sont braqués. Sa seule force pour continuer à faire illusion : les sondages. Voici qui est bien fragile quand on connaît la tendance des sondages à se retourner sur les longues périodes à l’occasion des échéances importantes. Balladur en 95, Lepen en 2002, le référendum en 2005, les élections en Allemagne et la chute libre de Merkel, etc.
Et puis il se pourrait bien que Sarkosy n’aie pas pris sur le dos le quart de ce qui l’attend le moment venu, si le besoin se fait alors sentir. Un petit exemple : les 3% de logement social à Neuilly, commune dont il fut le maire. Pour quelqu’un qui en appelle au respect de la loi, ça fait désordre. Sarkosy incarne trop une France nauséeuse. Et le mythe de l’homme à poigne, sûr de lui, qui se fait intronisé à la tête de l’UMP le week-end du bicentenaire du sacre de Napoléon, pourrait bien se trouver écorné. Il a déjà subi l’échec des européennes en 1999, l’échec du référendum corse en 2003, l’échec du référendum sur le TCE, les déboires de son couple précédemment présenté aux Français comme un moderne, soudé, dynamique, enfin un couple modèle. Sans oublier ses dérapages et ses excés : contrôler le ministère de l’Intérieur pour éviter les enquêtes sur lui et son entourage, nettoyer au kercher : ça la fout vachement bien pour un futur président de la France.
Ca fait quand même un peu froid dans le dos de se dire qu’un ressortissant issu de la noblesse hongroise, devenu français voici trente ou quarante ans, pourrait se voir confier la destinée du pays... Avec tout l’attachement qu’on peut lui prêter pour la France ! La France qu’il est capable de dénigrer à l’étranger ! Il est celui qui s’en va dire aux juifs sur le sol étranger qu’il se sent "étranger dans son propre pays". Ou encore, qui s’interroge de savoir "qui a fait croire aux Etats- Unis d’Amérique que la France était un pays antisémite ?" C’était le vendredi 23 avril 2004 lors d’un déjeuner de l’American Jewish Committee (AJC) dont il était l’invité d’honneur. A cette occasion, il a prononcé hardiment un discours en anglais, dans lequel il a révélé que "les journalistes" l’avaient appelé "Sarkozy l’Américain". "J’en suis fier, a-t-il dit. Je n’ai pas peur de dire que je partage beaucoup de valeurs américaines." Il cite un nom, au hasard : Arnold Schwarzenegger. (voir DON SARKO ET L’INTERNATIONALE SIONISTE - Sarkozy nationaliste ? Comme Le Pen ? http://lesogres.org/article.php3 ?id_article=126.)
Je vous le dis, je ne crois pas que les électeurs français soient suffisament crétins pour se laisser embobiner par le discours de VRP de ce type qui nous vend la rupture pour mieux masquer qu’il est en rupture avec l’âme du peuple de France. La France il est prêt à la brader sur l’autel de la mondialisation inévitable au nom du progrès et d’une nécessaire modernisation.
par Pascal le 21 septembre 2005


