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  <title>DesMotsCratie - bolivie</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 06 Jan 2009 02:18:31 +0000</pubDate>
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    <title>Lettre du Président Evo Morales à l’Union Européenne au sujet de la directive retour</title>
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    <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 04:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>P B</dc:creator>
        <category>bolivie</category><category>directive retour</category><category>morales</category><category>union europeenne</category>    
    <description>&lt;p&gt;[ La formule de politesse reflète à merveille l'esprit de la lettre : &quot;Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les “clandestins”.&quot; ]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Morceaux choisis :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...) La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion - ou “éloignement” selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...) Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos “politiques d’intégration” comme vous avez échoué avec votre supposée “mission civilisatrice” du temps des colonies.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA LETTRE :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Europe partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite “directive retour”. Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apparait que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est regrettable que le projet de “directive retour” complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion - ou “éloignement” selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la “liberté de circuler”, la protection contre les emprisonnements arbitraires ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un “Accord d’association” qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la “protection juridique”, on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la “sécurité juridique” pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces conditions, si cette “directive retour” devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvée le texte de la “directive retour”. Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos “politiques d’intégration” comme vous avez échoué avec votre supposée “mission civilisatrice” du temps des colonies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les “clandestins”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evo Morales Ayma&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Président de la République de Bolivie (traduction - Juin 2008)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>0] A star is dead 1] Sarkozy veut entrer dans la légende 2] Pétition de soutien à Bruno Guigue 3] Sur l’internet, les coopérations sont faibles 4] USA : les fourmis vont payer pour les cigales 5] Bolivie : opposition aux référendums autonomistes</title>
    <link>http://desmotscratie.net/post/2008/04/04/envoi</link>
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    <pubDate>Fri, 04 Apr 2008 21:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>P B</dc:creator>
        <category>bolivie</category><category>capitalisme</category><category>crise systemique</category><category>sarkozy</category><category>web 2.0</category>    
    <description>&lt;p&gt;0] A star is dead ==&amp;gt; http://tinyurl.com/49p6f5&lt;br /&gt;1] Sarkozy veut entrer dans la légende [ plus que dans l'histoire de France ] ==&amp;gt;  http://tinyurl.com/36ju5w&lt;br /&gt;2] Pétition de soutien à Bruno Guigue, le sous-préfet limogé ==&amp;gt; http://soutienbrunoguigue.info/&lt;br /&gt;3] Sur l’internet, les coopérations sont faibles ==&amp;gt; http://tinyurl.com/37ox3q&lt;br /&gt;4] Crise financière aux USA : les fourmis vont payer pour les cigales ==&amp;gt; http://w41k.info/?read=16015&lt;br /&gt;5] Des Boliviens mobilisés contre les référendums autonomistes menés par l’opposition ==&amp;gt; http://tinyurl.com/57fc4l&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;0] A star is dead&lt;br /&gt;Depuis le temps que je vous l'annonce...&lt;br /&gt;Cette fois, c'est officiel, puisque publié dans le très saint Financial Times :&lt;br /&gt;&quot;Remember Friday March 14 2008: it was the day the dream of global free- market capitalism died.&quot;&lt;br /&gt;&quot;Souvenez-vous du vendredi 14 mars 2008 : c'est le jour où le rêve d'un capitalisme de libre marché global est mort&quot;.&lt;br /&gt;tintintin... (plus solennel, le &quot;tintintin&quot;, siouplait) Je me sens tout chose d'un coup, pas vous ?&lt;br /&gt;Bon faut pas s'enflammer quand même, hein. Le monsieur l'a bien dit, c'est le REVE qui est mort.&lt;br /&gt;(..)&lt;br /&gt;[ http://www.lafinducapitalisme.net/post/2008/04/02/A-star-is-dead ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1] Sarkozy veut entrer dans la légende [ plus que dans l'histoire de France ]&lt;br /&gt;[ C'est la thèse présentée par une sémiologue dans ce billet. Et c'est un facteur d'inquiétude pour la période que nous vivons. Sarkozy n'a pas de racines françaises pour ainsi dire. Et ça se sent. Quand il dit &quot;Nous&quot; pour parler de la France, j'éprouve un profond malaise car j'ai l'impression qu'il se sert de la France pour poursuivre des fins beaucoup plus personnelles. Comme dans ce passage : &quot; « La France et l’Angleterre, nous nous sommes affrontés pendant des siècles, affirmant chacune sa personnalité en l’opposant à l’autre, nous nous sommes combattus non parce que nous étions trop différents, mais parce que, sans doute, nous nous ressemblions trop. » Il ne dit pas : nos deux pays se sont affrontés mais &quot;nous nous sommes affrontés&quot;. Il s'inclut dans cette histoire avec laquelle il n'a rien à voir. Ce qui explique je pense la facilité avec laquelle il peut parler de rupture. Lui il ne rompt avec rien. Ce n'est pas son histoire, son héritage.&lt;br /&gt;Oui je pense que Sarkozy poursuit sa légende... et que la France lui sert de marche-pied. Je pense au contraire que son attitude relève presque du viol. Il ne prend en considération que sa personne et occulte sa victime.  Dernier exemple en date, après le projet de confier la mémoire des enfants juifs victimes aux enfants de CM2, nouveau témoignage de la sympathie qu'il porte, lui, à Israël en tant qu'Etat juif susceptible de favoriser ses visées à terme, le retour de la France dans le commandement de l'Otan, mettant ainsi fin à 42 ans d'indépendance décidée par Degaulle, ce même Degaulle dont l'UMP est le parti le plus proche en France. Pourquoi ce désavoeu infligé à Degaulle ? Parce que à travers ce ralliement, façon bon caniche, Sarkozy espère obtenir des faveurs de la part des Américains qui le moment venu se traduiraient en gains de croissance et de notoriété pour la France ... et donc pour la légende de Sarkozy. Car ces gains naturellement se seraient payés du prix du renoncement à une partie de l'âme (ou du génie) de la France. Mais ce n'est pas le souci premier de Sarkozy qui, rappelons-le, n'a pas d'attaches solides avec ce vieux pays.]&lt;br /&gt;[ dans le contexte présent je pense qu'il n'est pas indifférent de rappeler que les deux dernières épouses de Sarkozy, &quot;n'avait pas une goutte de sang français&quot; dixit Cécilia et même pas de passeport français pour Carla, 100% italienne, pas inscrite sur liste électorale en France et trouvant les Français exécrables ainsi qu'elle l'avait confié à un journal anglais [ http://tinyurl.com/2aup3p ] quelques semaines avant sa rencontre avec le locataire de l'Elysée qui allait dans des délais extrêmement brefs devenir son époux ! ]&lt;br /&gt;[ http://sarkozysme.ze-observatoire.com/post/2008/03/31/Legende-et-histoire-ce-qui-separe-Sarkozy-de-Cohn-Bendit ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2] Pétition de soutien à Bruno Guigue, le sous-préfet limogé, victime d'une sanction politique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement a limogé brutalement un sous-préfet, M. Bruno Guigue, coupable à ses yeux d’avoir écrit quelques vérités sur l’occupation des territoires palestiniens par Israël. Ce faisant, il n’aurait pas respecté le &quot;devoir de réserve&quot;, a indiqué à la presse Madame Alliot-Marie.&lt;br /&gt;L’intéressé ne s’est pourtant pas exprimé en sa qualité de sous-préfet, il n’a livré aucun secret professionnel, il n’a pas mis en cause la sécurité de l’Etat. Il a écrit, en tant qu’analyste et écrivain, un papier sur le site « oumma.com » en réaction à un article paru dans « Le Monde » dans lequel les auteurs condamnaient violemment l’ONU accusée par eux de mettre en cause, ni plus ni moins, les droits de l’homme. Dans sa démonstration, M. Guigue a « osé » parler d’un aspect du vrai visage de l’occupation israélienne. Les réalités dénoncées par Bruno Guigue sont des faits établis, connus de tous.&lt;br /&gt;« L’obligation de réserve » invoquée pour le limoger sur le champ est en outre un concept à géométrie particulièrement variable. Régulièrement en effet des hauts fonctionnaires expriment des opinions politiques sur Israël sans pour autant être l’objet de sanctions. Mais toute la différence tient en ce que leurs propos viennent en soutien à des actions de cet Etat pourtant tenues hors la légalité internationale.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;[ http://soutienbrunoguigue.info/ ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3] Sur l’internet, les coopérations sont faibles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est peut-être mal mesurer la teneur des coopérations que permettent pour l’instant ces outils. La plupart d’entre elles sont dites “faibles”, nous rappellent les sociologues Dominique Cardon et Christophe Aguiton dans “La force des coopérations faibles” (.pdf, angl.). C’est-à-dire qu’elles sont le produit de productions individuelles publiques, sans plan d’action, coopération ou motivation altruiste préalable. “L’espace public est vu comme une opportunité pour se rendre visible, et permet d’élaborer des relations et des coopérations à différents niveaux d’engagements”. Une coopération qui peut fonctionner à très large échelle parce que, précisément, elle n’est pas demandée, construite, consciente. Une coopération qui peut fonctionner car elle mêle des utilisateurs aux pratiques parfois très différentes, ce qui serait certainement plus problématique dans la vie réelle.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;[ http://www.internetactu.net/2008/04/03/ou-sont-les-cooperations-fortes/ ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4] Crise financière aux USA : les fourmis vont payer pour les cigales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La masse considérable des créances irrecouvrables née de la bulle financière doit être soldée d’une façon ou d’une autre. Le seul acteur qui en a le pouvoir, c’est l’état. Le seul moyen disponible consiste à socialiser les pertes des banques et des ménages en les rapatriant dans les comptes de la nation. La purge s’annonce sévère. Confronté à l’éclatement d’une bulle immobilière, le Japon a été contraint d’accroitre la dette publique de 70% à 180% du PIB.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;[ http://w41k.info/?read=16015 ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5] Des Boliviens mobilisés contre les référendums autonomistes menés par l’opposition&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;En Bolivie, des marches, des blocus de routes, des grèves générales, et jusqu’à des grèves de la faim ont éyé entamés par les secteurs sociaux boliviens pour rejeter les référendums autonomistes approuvés par l’opposition dans six des neuf départements.&lt;br /&gt; Les secteurs sociaux de toute la Bolivie ont entrepris des actions en rejet des prétentions de l’opposition de mener à bien des référendums autonomistes à l’encontre de la décision de la Cours Nationale Électorale (CNE), qui a décidé de les suspendre en les considérerant illégaux.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;[ http://socio13.wordpress.com/2008/04/03/des-boliviens-mobilises-contre-les-referendums-autonomistes-menes-par-lopposition/ ]&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Evo Morales: «La Bolivie n'a plus de maîtres, mais des partenaires»</title>
    <link>http://desmotscratie.net/post/2007/07/09/Evo-Morales%3A-La-Bolivie-na-plus-de-maitres-mais-des-partenaires</link>
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    <pubDate>Mon, 09 Jul 2007 12:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>P B</dc:creator>
        <category>amerique du sud</category><category>bolivie</category><category>morales_evo</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&amp;file=article&amp;sid=436900&amp;layout=article,latruite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;INTERVIEW&lt;/a&gt; - De passage en Suisse, le président bolivien a fait le bilan d'un an et demi de pouvoir. L'ancien syndicaliste met en avant les indicateurs économiques et une crédibilité internationale nouvelle.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Le secret avait été bien gardé. Jeudi, le président Evo Morales a réalisé un voyage éclair à Zurich pour défendre la cause du football bolivien auprès de Joseph Blatter, le patron valaisan de la FIFA qui s'était mis en tête d'interdire toute compétition internationale au-dessus de 2500 mètres. Un voyage gagnant – contre toute attente – selon un communiqué publié hier par la fédération internationale du sport roi... &lt;br /&gt;Entre ses deux traversées de l'Atlantique, le président bolivien a encore trouvé le temps de s'entretenir avec un expert suisse des biocarburants, de prendre part à un match de foot (perdu 2-1) contre des Boliviens de Zurich, de rencontrer longuement ses compatriotes exilés et de répondre aux questions du Courrier et de L'Evènement syndical! Un entretien en forme de bilan de dix-sept mois de gouvernement populaire, marqués par la reconquête de la dignité nationale et une politique économique et sociale aussi ambitieuse que pragmatique.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites souvent que vous ne vous étiez jamais préparé à diriger la Bolivie. Quels enseignements tirez-vous après dix-sept mois?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Evo Morales:&lt;/strong&gt; Nous avons démontré qu'un Indien pouvait gouverner, et même mieux que d'autres! Bien sûr, nous avons fait des erreurs. Je n'avais jamais rêvé d'être président. Les circonstances ont voulu que nous passions de la défense de la feuille de coca à celle des ressources naturelles et à la politique. Personnellement, je m'étais seulement préparé à la lutte syndicale, à faire des blocages de routes, ça, oui, je savais faire! (rire) &lt;br /&gt;En un an et demi, nous avons beaucoup appris. Et le processus de transformations structurelles en démocratie porte ses fruits. Mais il faudra beaucoup plus de temps pour payer la dette accumulée avec le peuple depuis 500 ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De quels résultats économiques et sociaux êtes-vous le plus satisfait?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Durant la campagne électorale, nos adversaires assuraient que, si nous parvenions au pouvoir, l'inflation exploserait et notre monnaie serait dévaluée... Rien de ça n'est arrivé. Au contraire, la stabilité macroéconomique est assurée. La croissance est supérieure à 5% et notre monnaie s'est appréciée face au dollar. Quant aux investissements, ils croissent, même si ce n'est pas encore assez. &lt;br /&gt;Mon inquiétude, en janvier dernier, lorsque j'ai rédigé mon rapport devant le Congrès, était que les progrès ne se remarquaient pas assez dans la microéconomie, les petites entreprises, l'économie familiale. Or, j'ai appris dimanche que, selon un journal qui ne nous fait pourtant pas de cadeaux, 12 000 nouvelles microentreprises sont nées. Si l'on compte les initiatives non déclarées, c'est sûrement le double! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et au niveau social?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Un récent rapport d'une ONG pourtant très critique avec le gouvernement estime que le chômage a reculé de deux points. Je pense que c'est plus! Et après des années de stagnation, le salaire minimal a été augmenté de près de 20%. &lt;br /&gt;Aujourd'hui, presque 5 millions de personnes, soit plus de la moitié des Boliviens, bénéficient d'une attention sanitaire gratuite. La mortalité infantile a reculé. Grâce à la coopération de Cuba, 100 000 personnes ont pu être opérées des yeux! &lt;br /&gt;Sur le plan de l'éducation, nous avons rencontré davantage de difficultés. Pourtant, grâce au bon Juancito Pinto (le gouvernement distribue 30 francs annuels par enfant scolarisé, ndlr), de nombreux enfants sont revenus vers les écoles publiques. L'an dernier, nous n'avons pas connu un seul jour de grève dans les écoles, et seulement deux en 2007. Et encore, le mouvement était extrêmement minoritaire... Pourquoi? Parce qu'avant les enseignants étaient contraints de faire en moyenne un mois de grève pour obtenir une augmentation de salaire de 3,5%. Nous, nous les avons augmentés de 7% puis de 6%. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quel rôle a joué la réforme des hydrocarbures dans ces avancées? &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Central, selon moi. L'an dernier, les investissements publics ont atteint un niveau record. Malgré cela, la Bolivie a fini l'année 2006 avec un bénéfice public, et ce, pour la première fois depuis 1940!! L'explication en est simple. En 2005, l'Etat avait touché moins de 300 millions de dollars de recettes liées à l'exploitation du gaz et du pétrole. Grâce à la révision des contrats des multinationales et à la nationalisation, cette année nous recevrons 1,6 milliard! Et ce chiffre ne comprend même pas la hausse des tarifs que nous venons de signer avec l'Etat brésilien de Cuiabá et celle que nous sommes sur le point d'obtenir de Rio de Janeiro... En dix-sept mois, nous avons réduit notre dette extérieure de 500 dollars par habitant à 200 dollars. Grâce en partie à l'abandon de créances du Japon et de l'Espagne. &lt;br /&gt;La bonne santé de l'Etat est aussi due à l'austérité que nous avons imposée, en baissant les hauts salaires de l'Etat, à commencer par le mien. Il faut aussi signaler la lutte contre la corruption. J'ai dû me séparer de membres du gouvernement et de fonctionnaires contre lesquels des accusations graves avaient été portées. Les Boliviens savent que désormais on ne pardonne plus. Un sondage indique qu'ils sont 82% à penser que la corruption s'est réduite. &lt;br /&gt;Tout cela a permis de faire passer nos réserves internationales de 1,4 milliard de dollars à 3,7 milliards. Je ne vous cache pas que nous avons un vif débat au sein du gouvernement. Certains disent: «Il faut dépenser ces réserves, investir, on ne va pas garder cette cagnotte en attendant que les néolibéraux reviennent au pouvoir!» Mais je ne suis pas d'accord. J'espère que nous dépasserons les 4 milliards cette année. Vous savez, un pays, c'est un peu comme une famille, son influence dépend en bonne partie de sa fortune! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Après le gaz, avez-vous d'autres projets de réforme structurelle? &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Nous avons déposé un projet de loi instaurant un impôt sur l'exportation des minerais. Les prix n'arrêtent pas de monter, il faut que le peuple en bénéficie aussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;N'avez-vous pas peur d'éloigner les investisseurs? &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;La réforme est faite de façon à ne ponctionner qu'une part des profits. Si les prix internationaux grimpent, nos recettes monteront aussi. Et dans tous les cas, les investissements demeurent intéressants. Aucune des transnationales des hydrocarbures n'est partie, car nos réformes ne sont pas confiscatoires. Leur but est simplement de faire cesser le pillage de nos ressources. Nous n'avons pas assez de capital propre pour nous passer des investisseurs. Mais, aujourd'hui, nous n'avons plus de maîtres, nous avons des partenaires. Désormais, les transnationales doivent tenir leurs promesses d'investissements, sinon nous reverrons leur situation. Elles veulent la sécurité juridique? Qu'elles commencent par remplir leur part de contrat.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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