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  <title>DesMotsCratie - economie</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 06 Jan 2009 02:18:31 +0000</pubDate>
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    <title>Audition publique d'économistes par la commission des Finances du Sénat sur la situation économique et financière internationale</title>
    <link>http://desmotscratie.net/post/2008/04/07/Audition-publique-deconomistes-par-la-commission-des-Finances-du-Senat-sur-la-situation-economique-et-financiere-internationale</link>
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    <pubDate>Mon, 07 Apr 2008 09:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>P B</dc:creator>
        <category>crise</category><category>economie</category><category>finance</category><category>senat</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un résumé de 10 minutes. La&lt;a href=&quot;http://www.senat.fr/evenement/economistes_finances.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; séquence entière&lt;/a&gt; dure 1 h 46 . Les extraits ci-dessous portent sur la prédation de la finance sur l'économie générale et les conséquences en termes d'inégalité dans la répartition de la richesse et sur le rôle respectif de l'endettement et des revenus dans la croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La commission des finances du Sénat a auditionné plusieurs économistes* le 2 avril 2008 au sujet de la crise des « subprimes » et ses conséquences sur l’économie mondiale en général, et sur l’économie française en particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mme Mathilde LEMOINE, directeur des études économiques et de la stratégie marchés de HSBC France, &lt;br /&gt;- M. Michel AGLIETTA, professeur d’économie à l'université de Paris X, &lt;br /&gt;- M. Marc TOUATI, directeur général délégué de la société d'investissement Global Equities, sur la situation économique et financière internationale.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;center&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/usYG60TddrE&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/usYG60TddrE&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Prochaine réunion  de Ars Industrialis :  L'ECONOMIE DE LA CONTRIBUTION</title>
    <link>http://desmotscratie.net/post/2008/03/10/Prochaine-reunion-de-Ars-Industrialis-%3A-LECONOMIE-DE-LA-CONTRIBUTION</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Mar 2008 12:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>P B</dc:creator>
        <category>Ars Industrialis</category><category>capitalisme</category><category>contribution</category><category>economie</category><category>web2.0</category>    
    <description>&lt;p&gt;avec&lt;br /&gt;Franck Cormerais et Yann Moulier Boutang&lt;br /&gt; samedi 15 mars 2008 à 14 heures&lt;br /&gt;Théâtre de La Colline&lt;br /&gt;15 rue Malte Brun, Paris 20° (métro Gambetta)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;/*entrée libre*/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Cette réunion  réunira, en sus de Bernard Stiegler, deux personnalités majeures parmi celles qui réfléchissent sur  ce que pourrait être cette économie de la contribution dans le cadre d'un nouveau capitalisme émergent , dit cognitif ou de la connaissance : - Franck Cormerais est directeur du Département des Sciences des informations et de la communication des Universités de Nantes&lt;br /&gt;- Yann Moulier Boutang est Professeur d'Economie Politique à l'Université technologique de Compiègne et International Adjunct Professor au centre Fernand Braudel de l'Université de Binghamton-New York  ; il est directeur de la revue Multitudes ; son dernier ouvrage récemment paru est /le capitalisme cognitif, la nouvelle grande transformation/ , éditions Multitudes/Amsterdam , 2007&lt;/p&gt;    &lt;p&gt; Le thème de cette réunion devrait intéresser ceux qui veulent réfléchir sur les les impasses des politiques présentes et les dangers systémiques qu'elles constituent ; la crise financière n'aura pas surpris ceux qui ont suivi les débats d'Ars Indutrialis , laquelle préconise l'urgence d'une volonté politique déterminée à avoir une vision de long terme en vue de la formation d'un nouveau modèle industriel pour lequel l'Europe pourrait jouer un rôle de pionnier;&lt;br /&gt;les principales raisons avancées par Ars Industrialis sont les suivantes : - la crise d'un modèle industriel fondé sur l'hyperconsommation a produit une intoxication physique et mentale des groupes humains, de plus en plus ressentie&lt;br /&gt;- il y a urgence à réaliser des &quot;investissements durables&quot;,  alors que les acteurs politiques, économiques et financiers continuent à  privilégier l'horizon à court terme sans se préoccuper des conséquences de leurs actions sur le long terme .&lt;br /&gt;- la maturation des technologies collaboratives (1) qui survient sur le réseau Internet doit être à la source de ce nouveau modèle industriel Ainsi, les technologies numériques font apparaître des pratiques culturelles et économiques fondées sur un tout autre modèle , où les participants aux réseaux numériques ne sont plus dans une relation de producteurs et de consommateurs , mais nouent un nouveau type  de relation qui est de l'ordre de la coopération et de la contribution. En outre l'évolution de la division internationale du travail fait apparaître des nouvelles formes d'organisation industrielle du travail , ce que l'on appelle parfois l'industrie de la connaissance.&lt;br /&gt;Enfin les microtechnologies et les nanotechnologies qui conduiront à un développement  des objets Internet , c'est à dire des objets de la vie quotidienne  qui seront inscrits  dans le réseau numérique  pour des aspects sans cesse plus divers de l'existence quotidienne , créeront des opportunités  toujours plus importantes  de voir se déployer des modèles de contribution plutôt que de consommation, et dans le même temps , ces technologies  de rupture donnent des opportunités d'association des populations à leur développement , dans la mesure où la Puissance Publique favorisera cette évolution .....&lt;br /&gt; (1) ce que l'on appelle le Web2 et ce qui se prépare avec le Web 3 ainsi qu'avec les &quot;objets Internet &quot; ou &quot;objets communicants&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Tir à boulets rouges contre le salaire minimum allemand dans la distribution du courrier</title>
    <link>http://desmotscratie.net/post/2007/12/08/Tir-a-boulets-rouges-contre-le-salaire-minimum-allemand-dans-la-distribution-du-courrier</link>
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    <pubDate>Sat, 08 Dec 2007 05:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>P B</dc:creator>
        <category>allemagne</category><category>economie</category><category>salaire minimum</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gresea.be/privatisation_DeutschePost_06dec07.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Gresea&lt;/a&gt; - L'affaire faisait la une du Financial Times le 6 décembre 2007: &quot;Trichet passe à l'offensive contre un accord salarial allemand&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est intéressant à plus d'un titre. En cause, la décision du gouvernement Merkel d'imposer à partir du premier janvier 2008 un salaire minimum de 8 à 9,80 euros de l'heure dans le secteur du courrier postal, comme l'autorise une loi qui lui permet d'étendre au secteur entier un accord salarial intervenu dans une entreprise qui en occupe plus de la moitié des salariés, ce qui est le cas de la Deutsche Post.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Seront donc touchés par la mesure les &quot;cowboys&quot; du business postal privé, tels Pin Group, une filiale d'Axel Springer, qui a riposté à boulets rouges en annonçant 1.000 suppressions d'emplois (sur un total de 9.000), ou encore la multinationale du courrier express néerlandaise TNT, qui dit avoir gelé ses projets de se lancer dans le courrier postal aux particuliers, un &quot;marché&quot; que la Commission européenne (et son &quot;parlement&quot;) ont décidé d'ouvrir à la concurrence. Du côté des cowboys, on n'est pas content, du tout: le salaire horaire moyen y est d'environ 7,30 euros et, là, disent-ils, ils vont perdre leur avantage compétitif...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est aussi la raison pour laquelle le gouvernement allemand a choisi, pour protéger le monopole de la Deutsche Post, d'imposer ce salaire minimum: &quot;Il n'y a pas de concurrence équitable sans des standards minimaux&quot;, d'autant que, la pression constante à la baisse des salaires coûte à l'Etat (et à la collectivité) des milliards d'euros en allocations compensatoires aux travailleurs à bas revenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est, cependant, pas du goût de Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, qui a fustigé publiquement la mesure en termes de &quot;salaire minimum inutile&quot; et de &quot;frein à l'emploi&quot;, sur la base du schéma néolibéral classique (hausse des salaires égale inflation égale licenciements égale chômage), lequel ne fait pas, on s'en doute, l'unanimité chez les économistes [1]. Le gouvernement allemand, lui, reste de glace et, mieux, souligne que le salaire minimum figure parmi ses premières priorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source (en anglais) : &lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/24qowt&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Financial Times&lt;/a&gt; du 6 décembre 2007. (au &lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/ytlper&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;format PDF&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1] Employers gave warnings that Britain could lose 1.7m jobs when the country introduced a statutory minimum wage in 1999. Yet the UK is recognised as having one of the healthiest labour markets in Europe. [  &lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/2d39wq&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;source&lt;/a&gt; ]&lt;br /&gt;&quot;Les employeurs avertirent que 1,7 millions d'emplois étaient menacés en Grande-Bretagne quand ce pays introduisit le salaire minimum légal en 1999. Or aujourd'hui, le marché de l'emploi au Royaume-Uni passe pour être l'un des plus performants en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[ Tout le monde salue la santé retrouvée de l'économie allemande. Alors c'est qd qu'on redistribue la richesse si même quand tout va bien il faut toucher à rien ??!! Alors que là pourtant dans ce secteur la menace d'une externalisation n'existe pas et que la règle est la même pour tous.&lt;br /&gt;Riposte d'un des acteurs : supprimer 1 emploi sur 9 (pour obtenir des gains de productivité en réduisant la masse salariale à production constante !!! Elle est pas belle la concurrence où la différence finit toujours par se faire, tous facteurs égaux par ailleurs, sur le dos de cette variable d'ajustement qu'est le salarié : salaire ajustable, cadence ajustable, puis salaire et cadence ajustables. Et ainsi de suite à n'en plus finir !!!! ) - consommation, concurrence, compétition ou ironie de la langue !!]&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://desmotscratie.net/post/2007/12/08/Tir-a-boulets-rouges-contre-le-salaire-minimum-allemand-dans-la-distribution-du-courrier#comment-form</comments>
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    <title>Dollar toujours ( dans une atmosphère ''near-panic'' ): du pipeule au vice-président de la banque chinoise ...</title>
    <link>http://desmotscratie.net/post/2007/11/10/Dollar-toujours-dans-une-atmosphere-near-panic-%3A-du-pipeule-au-vice-president-de-la-banque-chinoise</link>
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    <pubDate>Sat, 10 Nov 2007 05:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>P B</dc:creator>
        <category>crise systemique</category><category>dollar</category><category>economie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;p&gt;[ J'ai choisi ce titre car j'ai reçu un mel [1] porteur d'une interrogation aimablement formulée quant à mon choix de faire circuler une &lt;a href=&quot;http://desmotscratie.net/post/2007/11/07/Incertitudes-autour-du-dollar-qui-sombre-%3A-les-rats-vont-ils-quitter-le-navire-pour-se-tourner-vers-leuro&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;info pipeulisée&lt;/a&gt; sur la crise de confiance qui frapperait le dollar. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là,  c'est du lourd !!! ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=4609&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;dedefensa.org -&lt;/a&gt; L’atmosphère à Washington  devient de plus en plus tendue, voire proche de la panique (“&lt;em&gt;near-panic&lt;/em&gt;”), à mesure de l’aggravation de la crise générale et systémique, – boursière, financière, économique, en même temps que la crise du dollar. Le site &lt;em&gt;WSWS.org&lt;/em&gt; décrit, &lt;a href=&quot;http://www.wsws.org/articles/2007/nov2007/bern-n09.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;aujourd’hui&lt;/a&gt; la déposition du président de la Federal Reserve Ben Bernanke, au Congrès le 7 novembre: «&lt;em&gt;Near-panic atmosphere…&lt;/em&gt;» Le discours au Congrès de &lt;a href=&quot;http://www.wsws.org/articles/2007/nov2007/bern-n09.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sarkozy&lt;/a&gt; le lendemain, la déclaration d’un des vice-présidents de la banque centrale chinoise (“le dollar est en train de perdre son statut de devise mondiale de référence”) ont également contribué à la détérioration du climat. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; «&lt;em&gt;On Thursday, one day after American stock markets plummeted in the face of mounting bank losses, soaring oil prices and record lows for the US dollar, Federal Reserve Board Chairman Ben Bernanke gave a gloomy economic forecast in testimony before Congress’ Joint Economic Committee.&lt;/em&gt;  &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; »&lt;em&gt;Bernanke admitted that the US housing slump and the credit crisis resulting from soaring defaults of subprime mortages had worsened since credit markets froze last August, and predicted that US economic growth would fall sharply in the fourth quarter of 2007 and the beginning of 2008.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; »&lt;em&gt;He said the housing crisis would worsen in the coming months, as millions of homeowners with adjustable rate mortgages faced sharply higher interest payments when new rates kicked in, and hinted that the crisis on Wall Street could spiral into a full-blown recession.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’atmosphère à Washington  devient de plus en plus tendue, voire proche de la panique (“&lt;em&gt;near-panic&lt;/em&gt;”), à mesure de l’aggravation de la crise générale et systémique, – boursière, financière, économique, en même temps que la crise du dollar. Le site &lt;em&gt;WSWS.org&lt;/em&gt; décrit, &lt;a href=&quot;http://www.wsws.org/articles/2007/nov2007/bern-n09.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;aujourd’hui&lt;/a&gt; la déposition du président de la Federal Reserve Ben Bernanke, au Congrès le 7 novembre: «&lt;em&gt;Near-panic atmosphere…&lt;/em&gt;» Le discours au Congrès de &lt;a href=&quot;http://www.wsws.org/articles/2007/nov2007/bern-n09.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sarkozy&lt;/a&gt; le lendemain, la déclaration d’un des vice-présidents de la banque centrale chinoise (“le dollar est en train de perdre son statut de devise mondiale de référence”) ont également contribué à la détérioration du climat. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; «&lt;em&gt;On Thursday, one day after American stock markets plummeted in the face of mounting bank losses, soaring oil prices and record lows for the US dollar, Federal Reserve Board Chairman Ben Bernanke gave a gloomy economic forecast in testimony before Congress’ Joint Economic Committee.&lt;/em&gt;  &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; »&lt;em&gt;Bernanke admitted that the US housing slump and the credit crisis resulting from soaring defaults of subprime mortages had worsened since credit markets froze last August, and predicted that US economic growth would fall sharply in the fourth quarter of 2007 and the beginning of 2008.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; »&lt;em&gt;He said the housing crisis would worsen in the coming months, as millions of homeowners with adjustable rate mortgages faced sharply higher interest payments when new rates kicked in, and hinted that the crisis on Wall Street could spiral into a full-blown recession.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; »&lt;em&gt;On Wednesday, the Dow Jones Industrial Index fell 360.92 points, wiping out all the gains since the Fed’s half-point interest rate cut on September 18. The Standard &amp;amp; Poor’s 500 index dropped by 44.65, while the Nasdaq Composite Index shed 76.42 points. The rout on Wall Street was precipitated by a series of developments underscoring the depths of the financial crisis.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; »&lt;em&gt;As the dollar hit record lows against the euro and other currencies, Chinese officials said the weakness of the US dollar could lead them to diversify their $1.43 trillion in foreign exchange reserves into stronger currencies, such as the euro. A Chinese central bank vice director told a conference that the dollar was “losing its status as the world currency.”&lt;/em&gt;  &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; »&lt;em&gt;The US economy, saddled with massive trade and current account deficits, depends on daily inflows of billions of dollars in capital from China, Japan and other countries for the functioning of its financial system. Any significant contraction of these capital flows would lead to a collapse in the dollar, massive interest rate increases, deep recession and the possibility of a US and global depression.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; »&lt;em&gt;Also on Wednesday, French President Nicolas Sarkozy, in an address to the US Congress, criticized Wall Street “excesses” and the weak dollar and warned that “monetary disorder risked turning into economic war.” Sarkozy was speaking for a European bourgeoisie that is increasingly angered by a US monetary policy that has cheapened the price of US exports, made European imports more expensive, and begun to seriously impact European business.&lt;/em&gt;» &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L’important ici, nous semble-t-il, est que la crise tend à trouver son point central d’expression à Washington. Ce n’est que justice mais là n’est pas le propos essentiel; ce n’est que justice mais ce n’est aussi que justesse. Quelles que soient les conséquences, de la globalisation de la crise, des effets en chaîne, des pays frappés ici ou là, des mécanismes divers, etc., il reste que le point central producteur et inspirateur de la crise, le point central politique et philosophique de  la crise est Washington. Comme on le voit, on se retrouve à Washington, par tel ou tel biais, y compris celui de la visite d’un Sarkozy grimé pour l’occasion en représentant de “la bourgeoisie européenne” par &lt;em&gt;WSWS.org&lt;/em&gt;. C’est là qu’est née la crise parce que Washington est créateur du système actuel et que la crise est celle du système. On trouve par conséquent dans ce tableau presque breughélien que nous offre &lt;em&gt;WSWS.org&lt;/em&gt; une représentation de la réalité, voire de la vérité profonde des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mis en ligne le 9 novembre 2007 à 10H07&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1] &lt;strong&gt;Le mel sur &lt;a href=&quot;http://desmotscratie.net/post/2007/11/07/Incertitudes-autour-du-dollar-qui-sombre-%3A-les-rats-vont-ils-quitter-le-navire-pour-se-tourner-vers-leuro&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'article pipeule&lt;/a&gt; :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Bonjour Pascal,&lt;br /&gt; j'aime bien en général les informations que vous faites passer, qui complètent utilement et salutairement les informations tronquées, déformées ou dissimulées issues des médias dominants.&lt;br /&gt; Cette fois ci, je me permets de vous faire un commentaire quant au choix que vous avez fait de relayer cet article de &quot;Rue 89&quot;, qui me semble assez discutable.&lt;br /&gt;Le cas de cette top-model est-il réellement symbolique ou emblématique de la baisse du dollar pour intituler et commencer un article sur le sujet en parlant d'elle ? Est ce bien sérieux ? Je trouve personnellement que ça n'est qu'un prétexte, qui relève d'une people-isation qui pour moi est quasiment contradictoire  avec ce que je mets derrière le mot &quot;démocratie&quot;. Le site &quot;Rue 89&quot; parle de &quot;révolution de l'information&quot;. Pour moi la vraie révolution de l'information ça serait notamment de ne pas tomber dans ce travers journalitique de la people-isation, qui contribue directement à ce que j'appellerais le désengagement citoyen, qui les ramène encore et toujours du rôle de citoyen au rôle de consommateur (dans le cas présent, consommation d' &quot;information&quot;). &lt;br /&gt; Votre avis m'intéresse. J'ai dit que votre choix était discutable, ce n'est pas pour vous juger, mais bien pour ouvrir une discussion. Si jamais vous avez le temps...&lt;br /&gt; Bonne fin de journée.&lt;br /&gt; Guillaume&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma réponse : &lt;br /&gt;Guillaume,&lt;br /&gt; Parmi les éléments qui m'ont décidé à diffuser cet article en dépit de son caractère people dont je me suis employé à bien montrer qu'il me gonfle avec l'usage des (...) placés opportunément  :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &quot;Les contrats, à partir de maintenant, sont plus attractifs quand ils sont en euros, parce qu'on ne sait pas ce qui va arriver au dollar.&quot;&lt;br /&gt;  ==&amp;gt; c'est un agent économique qui tient ce propos. Elle est là pour faire du buziness avec le produit dont il dispose. Pâtes, avions ou people. Aussi, qu'elle émette un avis comme celui-ci de par sa qualité d'agent économique en quête de pognon dans un contexte économique international n'est pas neutre.&lt;br /&gt;==&amp;gt; cette info émane de l'agence Bloomberg, présentée comme une référence solide dans son domaine (que j'ignore ; mais bon faut bien faire un peu confiance ...)&lt;br /&gt;==&amp;gt; par ailleurs c'est la première fois que JE lis dans un article non issu de la presse spécialisée des considérations sur les périls qui menacent le dollar&lt;br /&gt;  - &quot;Question: et si, face à la dégringolade continue du billet vert, tout le monde basculait sur l'euro? Dans les échanges internationaux, la monnaie européenne, qui est encore toute jeune, peut-elle détrôner le dollar, comme le dollar a détrôné la livre sterling au début du siècle dernier? Peut-elle devenir la monnaie la plus courante au monde?&lt;br /&gt;Dans les transactions en liquide, c'est déjà fait depuis près d'un an, selon les calculs du Financial Times. Les dealers de drogues sont, eux aussi, de plus en plus tournés vers l'euro. Dans les réserves de change, à en croire Alan Greenspan, ancien patron de la banque centrale américaine, l'euro pourrait un jour prendre le dessus.... Il progresse dans les caisses des banques centrales, atteignant 25% de leurs réserves fin 2006, contre 18,7% en 2004. Dans les échanges commerciaux et sur les marchés financiers, un tel basculement risque de prendre beaucoup plus de temps.&quot;&lt;br /&gt;==&amp;gt; cette interrogation est importante car elle fait écho à des articles sur le rôle et l'influence du pétro-dollar, et les probabilités qu'il soit déchu de son piédestal planétaire dans les années à venir ; thème que j'ai déjà abordé par le passé ( http://del.icio.us/azzer/dollar  )&lt;br /&gt;==&amp;gt; les informations qui l'accompagnent donnent un crédit sérieux aux spéculations évoquées ci-dessus ...&lt;br /&gt;==&amp;gt; donc cette question qui jusqu'à présent, A MA CONNAISSANCE, était cantonée dans les milieux avertis puis militants, fait irruption dans le débat grand public ..&lt;br /&gt;  - &quot;le symbole sera un peu plus puissant que les hésitations monétaires de Gisele Bündchen&quot;&lt;br /&gt;==&amp;gt; cette phrase montre bien que le cas de cette people est un prémice de qq ch qui pourrait bien prendre des proportions considérables au niveau de l'économie et de la politique internationale.&lt;br /&gt;  - &quot;Mais si l'Iran ou le Vénézuela en ont rêvé tout haut (au passage, quel symbole politique ce serait!)&quot;&lt;br /&gt;==&amp;gt; exact ; j'ai déjà diffusé sur la volonté de ces deux pays non alignés de s'affranchir de la suprématie du dollar. Le Vénézuéla a déjà retiré une partie de ses réserves en dollars des banques états-uniennes. Et l'Iran cherche à faire coter son pétrole en euro sur une bourse nouvellement créée. Des infos sur ces sujets-là doivent être recensées à l'adresse fournie ci-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://desmotscratie.net/post/2007/11/10/Dollar-toujours-dans-une-atmosphere-near-panic-%3A-du-pipeule-au-vice-president-de-la-banque-chinoise#comment-form</comments>
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    <title>Un besoin de gauche de gauche pour un rapport de force autour d'un projet avec des mesures crédibles et politiquement mobilisateur</title>
    <link>http://desmotscratie.net/post/2007/11/04/Point-de-salut-hors-du-rapport-de-force-autour-dun-projet-economiquement-acceptable-et-politiquement-mobilisateur</link>
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    <pubDate>Sun, 04 Nov 2007 21:08:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>P B</dc:creator>
        <category>economie</category><category>lutte sociale</category><category>politique</category>    
    <description>&lt;p&gt;[ Sachant que la crédibilité est en partie liée à la force de la mobilisation qui elle même dépend de la faculté des faiseurs d'opinion d'imposer leurs vues dans le débat d'idées et d'entraîner l'adhésion des populations concernées. ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Les 35 heures, un cas d’école&quot;  Par Michel Husson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mouvements.info/spip.php?article158&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Mouvement.info&lt;/a&gt; - QUESTIONS QUI FACHENT. Le travail doit-il être au centre de tout projet de gauche ? Contrairement aux idées reçues, la réduction du temps de travail demeure une alternative forte au « travailler plus pour gagner plus ». 27 septembre 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gauche est menacée par la tentation de la table rase. Puisque la gauche, ou plutôt les gauches, ont vu leurs programmes battus, la nécessaire refondation passerait par une révision ou une « modernisation » de ces programmes. La proposition est très discutable : un programme battu n’était pas forcément mauvais ; a contrario il ne suffit pas d’avoir un « bon » programme pour qu’on se mobilise ou qu’on vote pour lui. Il faut aussi qu’il paraisse souhaitable et crédible - autant de termes à définir. Mais il faut aussi qu’il n’ait pas été déconsidéré par des mises en oeuvre inachevées ; à preuve la disparition du terme de « nationalisation », galvaudé depuis la pratique de la gauche.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La réduction du temps de travail (RTT) est de ce point de vue un véritable cas d’école. Cette grande idée, l’une des principales pistes du retour à un véritable plein emploi, elle a été - provisoirement - battue par ce slogan imbécile : « travailler plus pour gagner plus ». On ne peut faire le bilan de cette défaite et réexaminer la place de la RTT dans le programme d’une gauche « refondée » sans revenir sur le destin de ce projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une certaine manière, l’apparition de la RTT dans le programme du Parti socialiste en 1997 puis sa mise en œuvre ont été une « divine surprise », dans la mesure où ce projet n’était pas porté - c’est un euphémisme - par une grande partie du mouvement ouvrier (CGT, FO, PCF) et que la version de la CFDT ou des Verts se rapprochait plus d’un partage des miettes que d’un partage des richesses. Et pourtant, la « gauche plurielle » mit en place son dispositif, au grand dam du patronat qui décida de virer Jean Gandois en décembre 1997, pour le remplacer par le baron E. A. Seillière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite de l’histoire est connue : le gouvernement a multiplié les aménagements qui ont perverti le projet initial. Le principe de maintien du salaire avait été affirmé. En contrepartie, des aides publiques avaient été prévues, ce qui était discutable, mais le pire est que leur attribution a été progressivement déconnectée des créations d’emplois. Pour une baisse de 10 % du temps de travail, il fallait, pour obtenir ces aides, créer 10 % d’emplois dans la loi Robien (votée par la droite, mais facultative) puis 6 % dans la loi Aubry 1 et finalement 0 % dans la loi Aubry 2. Dans le même temps, on multipliait les échappatoires et les restrictions en instituant un régime spécial pour la fonction publique, les entreprises de moins de vingt salariés, en augmentant le quota d’heures supplémentaires au lieu de le réduire, en les « détaxant » en partie (déjà !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’absence d’exigence en terme de créations d’emplois a permis une intensification du travail, mesurable par le bond en avant de la productivité horaire, et vécue durement par les salariés. Dans la fonction publique, et notamment dans les hôpitaux, le passage aux 35 heures ne s’est accompagné d’aucune création de poste, le gouvernement donnant ainsi le mauvais exemple au patronat du privé. Beaucoup d’accords ont institué un gel durable des salaires, et nombre de salariés ont de fait perdu du pouvoir d’achat avec la baisse des heures supplémentaires. Pour les femmes à temps partiel, rien n’a été fait pour saisir l’occasion d’affirmer le droit à un travail à temps plein (celui de « travailler plus » !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant la RTT a bien fonctionné. Entre 1997 et 2002, la durée annuelle du travail effective a baissé de 6,8 % (de 1649 à 1536 heures) et 1,8 millions d’emplois ont été créés dans le secteur concurrentiel, soit une progression de 12,8 %. Entre 2002 et 2006, la durée du travail est légèrement repartie à la hausse (de 1536 à 1564 heures) mais le nombre d’emplois créés n’a été que de 160 000. Si on prend du recul, on constate que, depuis vingt ans, la progression de l’emploi salarié suit de très près le rythme de réduction de la durée du travail (voir graphique). Il est donc difficile de soutenir que la réduction du temps de travail fut une « catastrophe » pour l’emploi - on peut au contraire lui imputer un quart environ des emplois créés entre 1997 et 2002. Mais, bien entendu, les économistes officiels consacrent beaucoup d’énergie à montrer qu’il n’en est rien, sans qu’aucun d’entre eux soit en mesure de fournir une explication cohérente de ces créations d’emplois record.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour de la droite marque l’ouverture d’une bataille idéologique autour de ces questions. Débat d’experts sans doute, mais qui surfent sur un bilan ambivalent et embarrassant pour la gauche. On se souvient que l’une des premières contributions de campagne de Ségolène Royal évoquait les « résultats mitigés » des 35 heures, qui ont conduit à une « dégradation de la situation des plus fragiles » même si « l’appréciation globale par les salariés reste positive » [1]]. Il faut donc trancher : ou bien les effets négatifs dénoncés sont des attributs inévitables de la RTT et, en ce cas, les 35 heures équivalaient, et équivalent forcément, à plus de flexibilité et à une dégradation des conditions de travail ; ou bien ces effets néfastes sont liés aux modalités pratiques du passage aux 35 heures, et il faut le dire. Au début de sa campagne, Ségolène Royal a évoqué la généralisation négociée des 35 heures puis a discrètement refermé le couvercle sur cette question-tabou, avant d’avouer après coup que « Le Smic à 1500 euros brut dans cinq ans ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j’ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n’ont pas été du tout crédibles ». Et d’ajouter aussitôt : « Je pense qu’il faut sortir de la confrontation traditionnelle et dépassée entre les salariés d’un côté et les employeurs de l’autre » (Le Monde du 22 juin 2007) On est au coeur du sujet, qui est d’abord une véritable question d’économie politique. Les projets alternatifs doivent être cohérents et mettre en avant des mesures en adéquation avec l’analyse de la situation. Pour les libéraux, la source du chômage est un coût du travail trop élevé, donc il faut le baisser. Il y a là une forte cohérence entre l’analyse et les propositions. Le social-libéralisme ne dispose pas d’une semblable cohérence et mange en quelque sorte à tous les râteliers : un peu plus de croissance, un peu plus de formation, un peu plus de flexibilité mais avec un peu de sécurité aussi, un doigt de réduction du temps de travail et une réforme du financement de la Sécurité sociale qui taxe moins le travail. Mais tout cela est flou et vague, à peu près autant que l’analyse du chômage qui se trouve derrière. Quant aux « anti-libéraux », leur analyse est simple : c’est la contrepartie d’une répartition des richesses tordue en faveur des rentiers. Et le remède l’est tout autant : il faut renouer avec la RTT, et faire payer par les dividendes la création de nouveaux emplois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci est trop rapidement résumé mais permet de poser une question de méthode : cette analyse anti-libérale du chômage doit-elle être remise en cause ? Il y a certes des débats entre les tenants de la croissance à tout crin d’un côté et les partisans d’une économie solidaire de l’autre. Mais un compromis cohérent a pu être trouvé autour de l’idée qu’il faut s’interroger sur le contenu de la croissance et favoriser la satisfaction des besoins sociaux. La conclusion, qui peut paraître conservatrice, est que cette discussion doit être approfondie mais que la refondation d’une véritable gauche ne passe pas par une remise en cause fondamentale de telles orientations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, encore une fois, il ne suffit pas d’avoir une bonne analyse du chômage ; il faut que les mesures proposées paraissent crédibles, autrement dit que les citoyens se les approprient comme un véritable projet. On pourrait ici paraphraser le raisonnement de l’économiste Laffer à propos des impôts : une absence totale de radicalisme n’emporte pas la conviction ; en sens inverse, trop de radicalisme tue le radicalisme. Il existe donc un degré optimum de radicalisme qui permet de convaincre que ce que l’on propose est à la fois souhaitable et possible. Cela exclut le social-libéralisme qui propose des choses possibles mais guère séduisantes et le « révolutionnarisme » qui propose des choses certes souhaitables mais apparemment impossibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agit d’ailleurs pas de la même définition du possible dans chacune des cas, et il faut distinguer ici crédibilité économique et crédibilité politique. Une mesure comme le passage en cinq ans aux 32 heures avec maintien du pouvoir d’achat et obligation d’embauches n’attire que dérision de la part des économistes officiels. Un tel projet est pour eux manifestement impossible et anti-économique. S’il était mis en œuvre, l’économie subirait un tel choc que les bonnes intentions se transformeraient en véritable débâcle. Ils ont à la fois raison ou tort, selon qu’on conserve ou non les règles actuelles de fonctionnement de l’économie. Une bascule des rentes financières vers les salaires est neutre du point de vue de la compétitivité et de la capacité de financement de l’investissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vraie question n’est donc pas strictement économique : elle est de savoir s’il est possible d’instaurer un rapport de forces suffisant pour imposer cette inflexion majeure. Cela suppose, pour aller vite, d’instaurer une dialectique entre contre-expertise (c’est possible) et mobilisation sociale (c’est ce que nous voulons) et une claire conscience des affrontements sociaux nécessaires. Là encore, on pourrait paraphraser l’analyse économique, en montrant qu’en deçà d’un certain degré de conflictualité, l’espérance de transformation sociale est nulle. Ce principe n’est pas abstrait, car l’expérience des luttes sociales récentes montre que ce seuil est relativement élevé, plus en tout cas que celui qui est admissible par le social-libéralisme, mais aussi qu’il est vite atteint. C’est ce qui fonde la raison d’être d’une gauche radicale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://desmotscratie.net/post/2007/11/04/Point-de-salut-hors-du-rapport-de-force-autour-dun-projet-economiquement-acceptable-et-politiquement-mobilisateur#comment-form</comments>
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