En jargon commercial, le marketing viral désigne la publicité faite par le bouche-à-oreille. Pour les départements de promotion il est important dans certains cas (adoption de nouvelles technologie par exemple) de susciter le désir d'utiliser les nouveaux articles lancés sur le marché en lançant l'information dans un cercle donné à partir duquel elle se répendra par vague successives de plus en plus large. Jusqu'au moment où ceux qui ne sont pas touchés pourront se sentir en marge et par conséquent se sentiront presque obligés d'intégrer d'adopter le nouveau produit, car ils auront intégrer l'impression qu'il leur est devenu indispensable pour rester adapté à la société moderne.

Ainsi fonctionne les phénomènes de mode. Pour illustrer ce propos, je citerai l'exemple de certaines enseignes vestimentaires dont la consigne est de fermer les yeux sur certains vols commis par des jeunes venant des banlieues car ils exercent en certains cas une réelle influence dans le lancement et l'adoption de nouvelles habitudes vestimentaires. En quelque sorte, le manque à gagner lié à ces vols est budgeté dans la ligne promotion et marketing.

L'idée serait de reprendre cette idée de marketing viral avec l'objectif d'en retourner les effets contre ses promotteurs : les marchands qui veulent nous fourguer de la marchandise dont finallement nous n'avons pas réellement besoin. En tous les cas, nous en avons moins besoin que eux n'ont besoin de nous la vendre pour faire tourner le système. Alors il serait intéressant d'exploiter les mécanismes du marketing viral pour faire oeuvre de pédagogie et contribuer à rendre la population plus affranchie des tentacules de la société de consommation qui formatte les esprits au point qu'il est devenu naturel de concevoir la préservation du bonheur comme une succession jamais interrompue d'actes de consommation.

Il y a comme une confusion qui s'est installée dans l'esprit des gens du fait qu'à une époque pas très éloignée, la société capitaliste de consommation a réellement permis au plus grand nombre d'accéder à des biens de consommation essentiels : machine à laver, chauffage central, réfrigérateur, eau courante, etc. Mais désormais, ces biens de première nécessité indispensables au confort élémentaire sont (devraient être) acquis pour tout un chacun. Mais la religion de la consommation a acquis un statut de vérité quasi révélée : rien ne semble devoir la remmtre en cause dans l'esprit de la majorité des gens. C'est à ce challenge que nous sommes conviés à nous atteller.

Offrons-nous une bonne cure de marketing viral. Répendons la nouvelle que nous ne sommes pas consubstantiellement voués au consumérisme... contrairement à ce que les archevêques et les prêtres du capitalisme nous prêchent à longueur de temps. Rions-en, détournons le procédé et retrouvons notre indépendance d'esprit et prenons en main notre liberté d'exister autrement qu'en consommant ce qu'on nous propose, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes qui passent de notre bourse à celle des marchands.