Rappelons-nous 1980 : Giscard devait être élu à 60 %. Rappelons-nous Maastricht en 1992, c'était des sondages à plus de 60 %. Rappelons-nous 1995 : ils étaient tous pour le plan Juppé. Rappelons-nous 1997 : la dissolution allait permettre d'accélérer les « contre-réformes ». Rappelons-nous 2002, même si la surprise est mauvaise, le peuple vote à la gauche extrême contre le social-libéralisme de Jospin. Rappelons-nous le référendum corse en 2003, c'était « oui » à 60 % à quinze jours du vote. Rappelons-nous les législatives et les régionales en 2004. A chaque fois, à sa façon, le peuple français a montré son refus du libéralisme, et son peu de confiance pour les élites de ce pays et ceux qui essaient d'en façonner l'opinion. A chaque fois il les a pris de court. Essayons de faire en sorte que 2005 perpétue cette excellente tradition.

Extrait de la lettre de ReSPUBLICA N°317