L'image véhiculée, médiatisée à outrance par les partisans des vaccinations, pour faire peur et inciter les individus à se faire vacciner du tétanos après une piqûre par une épine de rose, est absolument excessive. Pour qu'il y ait tétanos, il est nécessaire que cette piqûre ait lieu dans un tissu non irrigué, par exemple dans un membre atteint de phlébite, au niveau d'un ongle incarné. Les spores et les bacilles ne peuvent se développer que dans des tissus non vascularisés, tel que des plaies ischémiques, des plaies infectées par des bacilles pyogènes gros consommateurs d'oxygène, des plaies nécrosées. L'anaérobiose doit être stricte. Le potentiel d'oxydoréduction s'effondre au niveau de la plaie et les spores tétaniques peuvent alors germer.

Le clostridium tétani et les spores tétaniques ne peuvent se développer qu'au niveau de la plaie et seulement dans la plaie.

Nous ne retrouvons jamais de bacilles du tétanos ailleurs que dans la plaie, et seulement dans la partie non irriguée. Les tissus voisins étant oxygénés, les bacilles sont éliminés. A l'intérieur de la plaie tétanigène, les clostridiums présents vont sécréter leur toxine, encore appelée tétano-spasmine(4). Cette toxine puissante(5), élaborée au niveau de la plaie, va gagner le système nerveux central par les voies nerveuses. Au niveau de la plaie, les terminaisons nerveuses présentes vont endocyter la toxine, c'est-à-dire boire la toxine. Il existe un tropisme fort de la toxine pour les terminaisons nerveuses des neurones moteurs.
La toxine chemine alors par les voies axonales centripètes, c'est-à-dire de la plaie vers le système nerveux central. La toxine migre dans des petites
vésicules d'endocytoses. Certaines de ces vésicules sont détruites en cours de route, d'autres arrivent au terme de leur migration et déversent la toxine dans la fente synaptique qui sépare les moto-neurones alpha et les inter-neurones des voies inhibitrices. Il en résulte une paralysie spastique, c'est-à-dire la tétanisation des muscles.

La vaccination antitétanique est dirigée contre la toxine sécrétée par le bacille, absolument pas contre le microbe. En essayant de lutter par les anticorps vaccinaux contre la toxine, nous ne luttons pas contre la bactérie. Injecter un antipoison chez un individu, n'empêche pas cet individu de se faire mordre par l'animal producteur de ce poison.

A ce stade, il est important que vous vous rappeliez que le microbe est un anaérobie strict et que les plaies tétanigènes sont des plaies non oxygénées, des plaies anaérobles.

Toute la foi en ce vaccin repose, aussi curieux et surprenant que cela paraisse, sur une seule et unique expérience(6) et sur des statistiques. Il m'a été impossible de trouver, malgré des recherches nombreuses, d'autres études concernant ce vaccin. Or, cette expérience est scandaleuse et hasardeuse dans sa conclusion, car elle n'est pas transposable en l'état à l'homme.
Cette expérience unique, consistait à faire produire des anticorps à des animaux en les vaccinant. Ensuite, on injectait des doses mortelles de toxine à ces animaux. Les animaux du lot vacciné ne mouraient pas, seuls les animaux du lot non vacciné décédaient. Nous en déduisîmes, un peu vite, que les anticorps étaient neutralisants pour la toxine et que préventivement, la vaccination pouvait empêcher la maladie. Voilà le type d'expérience complètement absurde; elle élimine, et ceci est une grave erreur, le microbe et surtout les conditions locales nécessaires pour qu'il y ait tétanos, c'est-à-dire
l'anaérobiose. Voilà comment, à partir d'une seule expérience mal conçue, nous arrivons à imposer au monde entier une vaccination placebo. Pour vous faire entrevoir l'inutilité totale de cette vaccination, c'est très, très simple, je vais prendre un exemple facile à comprendre et à visualiser. Si un scientifique, aussi prestigieux soit-il, vous dit: « nous allons éliminer tous les lions de la savane africaine en utilisant les requins », et que pour vous le prouver, il fasse l'expérience suivante. Il prend un lion, l'amène en bateau et le jette au large aux requins. Les requins dévorant l'animal, il en tire la conclusion qu'ils sont l'arme idéale pour exterminer les lions.

Vous comprenez de vous-même, que ce savant n'est pas très futé, car un paramètre important n'a pas été pris en compte. Dans la nature, les lions (animaux terrestres) ne rencontrent jamais les requins (animaux marins). Ce savant ne mène pas que les lions en bateau, mais tous ses interlocuteurs. Il en est hélas de même avec l'expérience qui a imposé la vaccination antitétanique.

L'expérience de Ramon a malheureusement oublié que le microbe du tétanos et sa toxine appartiennent à un monde anérobie strict et que les anticorps appartiennent à un monde aérobie strict.

Ils ne peuvent donc pas se rencontrer lors de la maladie. C'est pour cela d'ailleurs que le tétanos n'est pas une maladie immunisante. Après un tétanos guéri, il n'y a jamais d'anticorps antitoxines ou anti-microbes. Le système immunitaire se trouve entièrement dans la circulation sanguine, dans le sang. Aussi bien, les cellules qui forment les anticorps que les anticorps eux-mêmes appartiennent à ce monde aérobie. Tout le langage du système immunitaire appartient à ce monde aérobie.
Le transport des anticorps se fait entièrement et uniquement dans la circulation sanguine et lymphatique, c'est-à-dire en aérobiose. Les plaies tétanigènes sont nécessairement et obligatoirement anaérobies donc les microbes et la toxine du tétanos et les anticorps antitoxines ne peuvent en aucun cas se rencontrer.

Il est absolument impossible que les anticorps vaccinaux rencontrent le bacille ou sa toxine.

L'effet du vaccin ne peut donc être qu'un effet placebo. Pour bien comprendre l'inutilité flagrante de cette vaccination, nous allons étudier le cas du tétanos néonatal.

Pour éradiquer le tétanos néonatal, l'OMS nous propose de vacciner systématiquement les femmes enceintes du tiers-monde. Les futures mères élaborent ainsi, grâce à la vaccination, des anticorps anti- toxine. Ces anticorps ont la propriété de passer la barrière placentaire et ainsi de se retrouver dans la circulation sanguine du fœtus. L'OMS pense ainsi pouvoir lutter contre le tétanos du nouveau-né lors de l'accouchement.

Cette version est erronée et stupide, pourquoi? Comment ces anticorps passifs (non fabriqués par le système immunitaire du bébé), pourraient-ils agir,
alors qu'entre la partie souillée du cordon et les anticorps se trouve un obstacle infranchissable, la ligature du cordon. Entre les antitoxines (anticorps) et la toxine se trouve la ligature. Les microbes du tétanos et la toxine élaborée par eux se trouvent dans la partie non irriguée du cordon, la partie après la ligature, c'est-à-dire dans la partie en anaérobiose. Les anticorps par contre, se trouvent dans la zone irriguée par la circulation sanguine du bébé, c'est-à-dire dans la partie en aérobiose, avant la ligature. Ces anticorps ne peuvent pas aller au-delà de la ligature puisque, par la strangulation du cordon, la circulation sanguine est stoppée. Par contre, la toxine élaborée par les clostridiums, dans la partie souillée, peut remonter vers le système nerveux central du bébé (tête).
Cette toxine, pour atteindre le système nerveux central, chemine à l'intérieur des nerfs. Les filets nerveux ne peuvent pas être strangulés par la ligature.

C'est pour cela que le tétanos néonatal est toujours mortel. La ligature empêche toute circulation sanguine et surtout tout retour possible de la vascularisation et elle ne s'oppose pas à la remontée de la toxine vers le système nerveux. La souillure du cordon entraîne un tétanos irréversible.

Certains vont m'objecter que la toxine ne peut pas être attaquée dans la plaie (je crois, sans une mauvaise foi monumentale, qu'ils ne pourront pas nier l'évidence), mais que pour rejoindre le système nerveux central, la toxine doit quitter la plaie et donc qu'elle va être à ce moment-là, exposée et neutralisée par les anticorps. Hélas, trois fois hélas, là aussi, pas de chance pour ce vaccin; la toxine quitte la plaie en empruntant les voies nerveuses axonales. Elle emprunte, là aussi, des voies inaccessibles aux anticorps.

Tout microbe, toute toxines, qui cheminent dans les nerfs sont a l'abri du système immunitaire(7)

Un fait irréfutable, imparable, incontournable le prouve: si à un moment donné, quel qu'il soit, dans la plaie ou hors de la plaie, un contact s'établissait entre la toxine et le système immunitaire du sujet, nous retrouverions obligatoirement des anticorps antitoxines et antibacilles dans le sang des malades.
Les individus qui ont eu un tétanos n'ont pas d'anticorps après la maladie. De nombreux travaux le prouvent, tels que ceux effectués par Kisato, Veillon, Tolédo, Vailliard, Vicenzi. Les partisans des vaccinations, essayent d'expliquer cette absence d'anticorps après la maladie, en disant que la toxine est si puissante que la mort survient avant que la réponse immunitaire ait pu se faire, avant que les anticorps ne soient formés. Ceci serait défendable si la mort survenait à tous les coups, mais absolument pas chez les rescapés très nombreux du tétanos. Chez les convalescents du tétanos, nous devrions avoir des anticorps, or il n'y en a jamais.

Le vaccin ne peut être qu'un placebo.

Nous comprenons pourquoi le tétanos n'est pas une maladie immunisante. Si le bacille secrète ce type de toxine, ce n'est pas pour tuer son hôte. Les microbes n'ont pas pour finalité de tuer le malade mais seulement de vivre et de se reproduire. Cette toxine n'est sécrétée par le clostridium que pour se mettre localement à l'abri d'un retour possible de l'oxygénation. En spasmant les muscles, la toxine renforce l'ischémie locale, empêchant ainsi le retour de la vascularisation. Malheureusement pour le malade, c'est tous les muscles du corps qui sont spasmés. Le tétanos se déclare. C'est pour la même raison, que la peur, qui est ischémiante, peut favoriser l'installation d'un tétanos. C'est probablement pour cela que les chevaux, très peureux, font aisément un tétanos.

Toutes les études faites sur le terrain, toutes les constatations notées chez les individus malades, nous montrent clairement que la vaccination antitétanique est inutile. Quand un fait apparaît contraire à sa foi (absence d'anticorps après la maladie), nous nous devons de chercher une explication sci
entifique.

Comment peut-on dire que la vaccination est efficace à 100 % ? (c'est-à-dire, pour les partisans des vaccinations, "existence d'anticorps neutralisant à des taux suffisants; 0,01 unité internationale par millilitre de sang)(8). Chez les malades, nous constatons que de nombreux tétanos s'installent, malgré des taux d'anticorps souvent très élevés. Comment ne pas se poser des questions, quand nous constations que des chevaux, qui servaient autrefois à
!'élaboration du sérum antitétanique, faisaient un tétanos après une blessure. Immunologiquement parlant, ces animaux étaient des sacs d'anticorps, ils auraient dû être protégés.

Dans Neurology, Crone et Reder(9), nous expose le cas d'un patient de 29 ans atteint d'un tétanos sévère alors que celui-ci avait été vacciné 10 ans avant la maladie et que, 51 jours avant son tétanos, il avait été hyper-immunisé dans un centre spécialisé de donneurs de plasma en vue de produire une immunoglobuline antitétanique. Son taux d'anticorps, régulièrement vérifié, oscillait entre 14 et 33 UI/ ml, soit jusqu'à 3300 fois le taux normalement
protecteur.

Lors de la conférence de Léningrad en 1987, Masar montra que sur 28 cas de tétanos en Slovaquie, 20 cas étaient parfaitement vaccinés.

Pourquoi y a-t-il moins de tétanos de nos jours? Pour toutes blessures importantes, le Français consulte son médecin ou chirurgien. Le médecin est là pour parer la plaie. Par son action, il revascularise la plaie en enlevant les parties nécrosées. Il désinfecte la partie souillée. L'emploi des antibiotiques, chez les accidentés, permet de contenir les infections opportunistes pyogènes, consommatrices d'oxygène, qui peuvent aider à l'installation d'un tétanos. Une meilleure protection des parties exposées aux blessures protègent du tétanos (port de chaussures ou de gants). Les tétanos du nouveau-né n'existent plus dans les pays développés. Les accouchements se font en clinique, en milieu stérile. La pratique des IVG, en milieu hospitalier, a éliminé les tétanos dus aux avortements clandestins.

Faut-il avoir peur du tétanos? Le risque, dans les pays développés, est très faible, moins de cinquante cas par an en France. Il concerne surtout la population âgée, au-dessus de 70 ans. C'est essentiellement chez eux, que l'on retrouve les problèmes circulatoires locaux.




-
(4). Bizzini B., «Tétanos toxin », Microbiologie Revue, 1979,43, p. 224-240. ;
(5). Bizini B., « The chemistry of tetanus toxin », Excerpta Mediaca Amsterdam, 1981, p. 8-17. 1
(6). Ramon G., Zoeller C., « De la valeur antigénique de l'anatoxine tétanique chez l'homme». R. Acad. Scien. Paris. T.182, 1926, p. 24
5-247.
(7). Pechere J.-C., Acar J., Armengaud M., Moellering J.-A., Sande M., Waldvogel F., Zinner J,. « Anticorps qui n'agissent cependant pa
s une fois que la toxine est fixée par les tissus nerveux» Les Infections, Edisem, p. 453.
(8) Udwadia F. E., Tetanus, Oxford University Press, 1994.
(9) Crone N. E., Reder A. T., « Severe tetanus in immunized patients with hight antitetanus titers ».
Neurology, T 42, 1992, p. 761-764.
< ------------------------------------------------------------ >



(*) le livre dont est tiré cette étude n'a été ni attaqué en justice, ni retiré de la vente. Sans commentaire.


--
"S'il n'y avait que les vrais malades à soigner, la medecine serait
en situation economiquement difficile. Il faut donc convaincre
l'ensemble de la population qu'elle est potentiellement malade et
vendre des medicaments a ceux qui n'en ont pas besoin."
Professeur Didier SICARD,
chef du service interne à l'hôpital Cochin et
président du Comité National consultatif d'éthique


source : "Vaccinations, je ne serai plus complice!" ( http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2874340170/qid%3D1138200479/402-7333964-5271335 )