[ BOLIVIE / AFFRONTEMENTS ] Bolivie: des dizaines de blessés après de nouveaux heurts à Cochabamba
Par P B le vendredi 12 janvier 2007, 11:55 - Lien permanent
Source : http://fr.news.yahoo.com/11012007/202/bolivie-des-dizaines-de-blesses-apres-de-nouveaux-heurts-cochabamba.html
COCHABAMBA (AFP) - De nouveaux heurts ont fait jeudi des dizaines de blessés à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie, où les planteurs de coca proches du président Evo Morales exigent la démission du gouverneur de la région.
Des affrontements à coups de bâtons et de pierres ont opposé des jeunes issus des classes moyennes, aux sympathisants du chef d'Etat socialiste, composés pour l'essentiel des "cocaleros" ou planteurs de coca. Un groupe de jeunes organisaient apparemment une marche de soutien au gouverneur lorsqu'ils ont débordé le dispositif de police pour affronter les "cocaleros". Les paysans ont répliqué avant que les forces de l'ordre ne dispersent les deux camps par des tirs de grenades lacrymogènes. Des échauffourées entre des milliers de paysans et la police ont déjà éclaté lundi dans cette importante localité située au coeur de la région agricole du Chaparé à 400 km de La Paz, faisant 31 blessés dont une dizaine de journalistes. Les "cocaleros" avaient depuis organisé un blocus des axes routiers et occupent la ville pour réclamer le départ du gouverneur Manfred Reyes, en raison de son opposition au gouvernement central, faisant planer la menace d'une pénurie alimentaire. Le dialogue entre les manifestants, pour l'essentiel des planteurs de coca et les autorités régionales est au point mort. Le ministre à la présidence, Juan Ramon Quintana, qui dirige l'équipe de médiateurs dépêchées depuis La Paz, tente de trouver une issue à cette nouvelle crise. Le gouverneur Manfred Reyes Villa a déclenché la colère de la rue en proposant un référendum pour promouvoir l'autonomie politique et économique de la province vis-à-vis du pouvoir central de La Paz et du président Evo Morales. Les "cocaleros", dont M. Morales était le chef de file avant d'accéder à la présidence début 2006, et les mouvements de gauche de la région s'opposent à cette initiative en faisant valoir qu'un scrutin similaire organisé en juillet a montré qu'une majorité des habitants ne veut pas de cette décentralisation. Une marche de jeunes partisans proches du gouverneur a donné lieu à des heurts mercredi soir avec les partisans de M. Morales, beaucoup moins graves toutefois que les affrontements de lundi. Le gouverneur est un proche de l'opposition de droite qui soutient les revendications autonomistes de quatre autres régions: Santa Cruz (est), Beni (nord-est), Pando (nord) et Tarija (sud).
COCHABAMBA (AFP) - De nouveaux heurts ont fait jeudi des dizaines de blessés à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie, où les planteurs de coca proches du président Evo Morales exigent la démission du gouverneur de la région.
Des affrontements à coups de bâtons et de pierres ont opposé des jeunes issus des classes moyennes, aux sympathisants du chef d'Etat socialiste, composés pour l'essentiel des "cocaleros" ou planteurs de coca. Un groupe de jeunes organisaient apparemment une marche de soutien au gouverneur lorsqu'ils ont débordé le dispositif de police pour affronter les "cocaleros". Les paysans ont répliqué avant que les forces de l'ordre ne dispersent les deux camps par des tirs de grenades lacrymogènes. Des échauffourées entre des milliers de paysans et la police ont déjà éclaté lundi dans cette importante localité située au coeur de la région agricole du Chaparé à 400 km de La Paz, faisant 31 blessés dont une dizaine de journalistes. Les "cocaleros" avaient depuis organisé un blocus des axes routiers et occupent la ville pour réclamer le départ du gouverneur Manfred Reyes, en raison de son opposition au gouvernement central, faisant planer la menace d'une pénurie alimentaire. Le dialogue entre les manifestants, pour l'essentiel des planteurs de coca et les autorités régionales est au point mort. Le ministre à la présidence, Juan Ramon Quintana, qui dirige l'équipe de médiateurs dépêchées depuis La Paz, tente de trouver une issue à cette nouvelle crise. Le gouverneur Manfred Reyes Villa a déclenché la colère de la rue en proposant un référendum pour promouvoir l'autonomie politique et économique de la province vis-à-vis du pouvoir central de La Paz et du président Evo Morales. Les "cocaleros", dont M. Morales était le chef de file avant d'accéder à la présidence début 2006, et les mouvements de gauche de la région s'opposent à cette initiative en faisant valoir qu'un scrutin similaire organisé en juillet a montré qu'une majorité des habitants ne veut pas de cette décentralisation. Une marche de jeunes partisans proches du gouverneur a donné lieu à des heurts mercredi soir avec les partisans de M. Morales, beaucoup moins graves toutefois que les affrontements de lundi. Le gouverneur est un proche de l'opposition de droite qui soutient les revendications autonomistes de quatre autres régions: Santa Cruz (est), Beni (nord-est), Pando (nord) et Tarija (sud).


