[ JOURNALISME IMPERTINENT ] Michel Polac tacle Alain Minc sans détours !
Par P B le mercredi 7 février 2007, 10:29 - Lien permanent
Source : http://www.acrimed.org/article2551.html
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Mais c’est au début du mois de janvier qu’a eu lieu l’échange le plus original de cette tournée médiatique. Alain Minc était alors l’invité de Laurent Ruquier sur France 2 (« On n’est pas couché », 06.01.2007). Michel Polac, chroniqueur dans l’émission, l’interpelle :
- Michel Polac : Je déteste les premiers de la classe, je les ai toujours détestés, dès l’école. Je pense que ce sont des lèche-bottes qui se contentent de faire les perroquets. Et plus ils répètent bien ce que le professeur leur a dit ou ce qu’il y a dans les livres et plus ils ont de bonnes notes. Mais être le perroquet, à mon avis, ça donne pas grand chose. Alors à mon avis, c’est expliqué... enfin ça se retrouve dans la carrière d’Alain Minc puisque, grâce à tous ses diplômes, il a été engagé à Saint-Gobain, je crois, et il a fait une carrière fulgurante qui a fait perdre des milliards à Saint-Gobain et il a été viré. Après ça, il est allé chez Monsieur de Benedetti... Olivetti, le grand patron italien et il lui a fait perdre des milliards et il a été viré. Et puis il est rentré au Monde et à partir de l’instant où il était au Monde, Le Monde a perdu une fortune au point que maintenant, aujourd’hui, Le Monde n’est plus un journal vaguement neutre, c’est un journal sarkozyste. [...] Donc je pense que ça justifie ma critique du premier de la classe. [...]
- Alain Minc : Est ce que je peux vous répondre par une phrase en anglais [...] : il y a une phrase en anglais qui s’appelle le self fullfiling prophecy, c’est-à-dire une prophétie qui s’auto-réalise et de ce point de vue, votre discours est parfait et à mon avis vous sortirez rassuré de vous-même après une prestation pareille.
Quelque minutes plus tard, Michel Polac repart à la charge et aborde un sujet que les médias n’ont jamais évoqué : le plagiat de Minc.
- Michel Polac : Eh bien écoutez, là je vais être beaucoup plus méchant [...]. Vous savez que je suis un homme du livre et il se trouve qu’il y a eu un petit livre sur Spinoza que j’ai beaucoup aimé, dont j’ai parlé quand il est sorti chez Climats, qui s’appelait Spinoza, le masque de la sagesse, et c’était de Patrick Rödel. Or Alain Minc a été condamné pour plagiat pour avoir largement emprunté 34 extraits au livre de Patrick Rödel.
- Alain Minc (un peu exaspéré) : Alors comme je vous connais, je savais que vous m’en parleriez car au fond, depuis que je vous regarde à la télé, vos trucs sont assez connus, comme un bon acteur. Et ce que je vais vous dire de manière très simple, c’est que j’aimerais bien, Michel Polac, que vous disiez de votre vie ce que je dis de cette chose (sic), j’ai fait en effet une connerie en ne citant ce livre qu’une fois alors que j’aurais dû le citer de nombreuses fois. Mais on peut me soupçonner suffisamment d’intelligence pour ne pas faire deux fois la même connerie. Parfois quand je vous écoute, je ne suis pas sûr que vous fassiez de même.
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Mais c’est au début du mois de janvier qu’a eu lieu l’échange le plus original de cette tournée médiatique. Alain Minc était alors l’invité de Laurent Ruquier sur France 2 (« On n’est pas couché », 06.01.2007). Michel Polac, chroniqueur dans l’émission, l’interpelle :
- Michel Polac : Je déteste les premiers de la classe, je les ai toujours détestés, dès l’école. Je pense que ce sont des lèche-bottes qui se contentent de faire les perroquets. Et plus ils répètent bien ce que le professeur leur a dit ou ce qu’il y a dans les livres et plus ils ont de bonnes notes. Mais être le perroquet, à mon avis, ça donne pas grand chose. Alors à mon avis, c’est expliqué... enfin ça se retrouve dans la carrière d’Alain Minc puisque, grâce à tous ses diplômes, il a été engagé à Saint-Gobain, je crois, et il a fait une carrière fulgurante qui a fait perdre des milliards à Saint-Gobain et il a été viré. Après ça, il est allé chez Monsieur de Benedetti... Olivetti, le grand patron italien et il lui a fait perdre des milliards et il a été viré. Et puis il est rentré au Monde et à partir de l’instant où il était au Monde, Le Monde a perdu une fortune au point que maintenant, aujourd’hui, Le Monde n’est plus un journal vaguement neutre, c’est un journal sarkozyste. [...] Donc je pense que ça justifie ma critique du premier de la classe. [...]
- Alain Minc : Est ce que je peux vous répondre par une phrase en anglais [...] : il y a une phrase en anglais qui s’appelle le self fullfiling prophecy, c’est-à-dire une prophétie qui s’auto-réalise et de ce point de vue, votre discours est parfait et à mon avis vous sortirez rassuré de vous-même après une prestation pareille.
Quelque minutes plus tard, Michel Polac repart à la charge et aborde un sujet que les médias n’ont jamais évoqué : le plagiat de Minc.
- Michel Polac : Eh bien écoutez, là je vais être beaucoup plus méchant [...]. Vous savez que je suis un homme du livre et il se trouve qu’il y a eu un petit livre sur Spinoza que j’ai beaucoup aimé, dont j’ai parlé quand il est sorti chez Climats, qui s’appelait Spinoza, le masque de la sagesse, et c’était de Patrick Rödel. Or Alain Minc a été condamné pour plagiat pour avoir largement emprunté 34 extraits au livre de Patrick Rödel.
- Alain Minc (un peu exaspéré) : Alors comme je vous connais, je savais que vous m’en parleriez car au fond, depuis que je vous regarde à la télé, vos trucs sont assez connus, comme un bon acteur. Et ce que je vais vous dire de manière très simple, c’est que j’aimerais bien, Michel Polac, que vous disiez de votre vie ce que je dis de cette chose (sic), j’ai fait en effet une connerie en ne citant ce livre qu’une fois alors que j’aurais dû le citer de nombreuses fois. Mais on peut me soupçonner suffisamment d’intelligence pour ne pas faire deux fois la même connerie. Parfois quand je vous écoute, je ne suis pas sûr que vous fassiez de même.


