La France n'est pas en déclin et n'a pas besoin de "réforme"
Par P B le dimanche 6 mai 2007, 08:24 - Lien permanent
Source et suite - Par John Evans & Jérôme Guillet [ Article très documentés avec de nombreux graphiques ]
Il est bien difficile aujourd'hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu'internationaux, un commentaire sur l'économie française où manquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d’un chômage de mass, et qui ne présente pas comme une évidence l'urgente nécessite de "réformes". Entre guillemets, "réformes", car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique: libéralisation d'un marché du travail considéré "trop rigide" via l'assouplissement du code du travail, baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de l'Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette « aberration économique », doivent être éliminées afin de remettre la France au travail.



Commentaires
Travail, Autorité, Patrie...
Enfin, il semble effectivement que nous changeons d'ére globalement (même si en France cela ne semble pas encore le cas). Mais ne serait-il pas trop tard.
La question semble inévitable, surtout, lorsqu 'on lis votre analyse du devenir des Etats-Unis, et que l'on considére la montée en puissance d'une dictature comme la Chine, envers laquelle nous ne sommes plus en mesure d'imposser un commerce réglementé.
Autre question: Pourquoi, nous qui sommes si petit, et relativement peu éduqué, on parlais du risque d'un déclin américain si l'on continuait dans cet immobilisme (autrement appelé réforme), alors que nos grands penseurs, eux, faisaient l'éloge du modéle E-U, et se lamentaient de la France qui tombe? (Soit dit au passage, je ne pense pas que la France soit elle épargnée par les méfaits du libéralisme)