"Nous citoyens jugeons très dommageables à l'esprit publique les manoeuvres de débauchage entreprises avec succès par Nicolas Sarkozy en direction de personnalités marquées à "gauche".

Une ouverture authentique se négocie de parti à parti sur la base d'un programme élaboré en commun. Ici, le président s'adresse à des individus qui n'agissent qu'en leur nom, sans jamais être soutenu par leur famille politique.

En acceptant ces propositions stratégiquement motivées, ces personnalités "trahissent" les électeurs de gauche, et même ceux de droite qui tous ne goûteront pas nécessairement ces basses opérations, et corrompent la morale publique. Autrement dit, ils contribuent au délitement de la société en brouillant les repères qui servent traditionnellement à déterminer une ligne de conduite cohérente et fidèle à des engagements supposés authentiques.

Peut-être, par-delà les plans de carrière, est-ce le but poursuivi politiquement par les différents protagonistes de ces turpitudes. Faire bouger les lignes à tout prix en destabilisant les résistances, en démobilisant les oppositions.

Raison de plus pour condamner sans aucune hésitation ces actes de forfaiture. La société à laquelle nous appartenons vaut mieux que cela. Nous, citoyens de la République française, ou d'ailleurs, tenons à nous en porter garants en affirmant haut et fort que nous désapprouvons avec la plus grande des fermetés la conduite des Kouchner, Besson, Atali, Lang, Védrine et Jouyet. Sans parler de Martin Hirsh dont la participation à ce gouvernement qui baisse l'impôt des riches cautionne celui qui a stigmatisé l'assistanat dont abuseraient les moins performants de la société, livrés en pature au bon peuple qui se lève tôt... pour des clopinettes, sacrifiés sur l'autel des intérêts électoraux ! La démarche de Strauss-Kahn, un socialiste nommé à la tête du FMI tant décrié par des gouvernements libéraux est du même toneau puisque ainsi il se prête lui aussi à la partie d'échecs à laquelle s'adonne Nicolas Sarkozy avec les conséquences néfastes évoquées ci-dessus sur l'état d'esprit du corps social."

Pascal Busnot