Nous peuple tenons à dire haut et fort notre indignation face au vent de "trahison" qui souffle au sommet de l'Etat !
Par P B le vendredi 27 juillet 2007, 15:06 - Lien permanent
Je pense que ces histoires de "trahisons" à répétition ne doivent pas rester sans suite. On ne peut pas faire comme si il ne s'agissait que d'une énième manifestation du délabrement de la société, que d'une énième concession au pragmatisme. Il ne faut pas s'habituer à la laideur. Je songeais à mettre quelque chose en ligne que chacun pourrait alimenter de son indignation et de son paraphe.
Alors j'ai rédigé le texte ci-dessous que vous pouvez rallier si comme moi vous tenez à marquer de votre désapprobation citoyenne ces conduites jugées délétères. Pour cela il vous suffit de laisser un commentaire signé.
N'hésitez pas à faire suivre si l'initiative dans toute son apparente gratuité vous plaît...
"Nous citoyens jugeons très dommageables à l'esprit publique les manoeuvres de débauchage entreprises avec succès par Nicolas Sarkozy en direction de personnalités marquées à "gauche".
Une ouverture authentique se négocie de parti à parti sur la base d'un programme élaboré en commun. Ici, le président s'adresse à des individus qui n'agissent qu'en leur nom, sans jamais être soutenu par leur famille politique.
En acceptant ces propositions stratégiquement motivées, ces personnalités "trahissent" les électeurs de gauche, et même ceux de droite qui tous ne goûteront pas nécessairement ces basses opérations, et corrompent la morale publique. Autrement dit, ils contribuent au délitement de la société en brouillant les repères qui servent traditionnellement à déterminer une ligne de conduite cohérente et fidèle à des engagements supposés authentiques.
Peut-être, par-delà les plans de carrière, est-ce le but poursuivi politiquement par les différents protagonistes de ces turpitudes. Faire bouger les lignes à tout prix en destabilisant les résistances, en démobilisant les oppositions.
Raison de plus pour condamner sans aucune hésitation ces actes de forfaiture. La société à laquelle nous appartenons vaut mieux que cela. Nous, citoyens de la République française, ou d'ailleurs, tenons à nous en porter garants en affirmant haut et fort que nous désapprouvons avec la plus grande des fermetés la conduite des Kouchner, Besson, Atali, Lang, Védrine et Jouyet. Sans parler de Martin Hirsh dont la participation à ce gouvernement qui baisse l'impôt des riches cautionne celui qui a stigmatisé l'assistanat dont abuseraient les moins performants de la société, livrés en pature au bon peuple qui se lève tôt... pour des clopinettes, sacrifiés sur l'autel des intérêts électoraux ! La démarche de Strauss-Kahn, un socialiste nommé à la tête du FMI tant décrié par des gouvernements libéraux est du même toneau puisque ainsi il se prête lui aussi à la partie d'échecs à laquelle s'adonne Nicolas Sarkozy avec les conséquences néfastes évoquées ci-dessus sur l'état d'esprit du corps social."
Pascal Busnot



Commentaires
Le loup s'est déguisé en brebis avec sa jolie parure de saucialo-gaullisme qui, pourtant, avait déjà jeté les algériens à la Seine.
Il continue à faire illusion jusque parmi ceux qui se prétendent les amis des prolétaires, des réfugiés, des réprouvés, de tous ceux qui ont fuit leur pays en guerre ou en dictature pour se réfugier chez nous et qui se trouvent encore exposés aux expulsions.
BAS LES MASQUES !
Monsieur Sarkozy connaît son Machiavel, comme la plupart des politiciens de de droite, mais pourquoi ne pourrait-il pas faire appel aux gens vraiment qualifiés de la gauche? Ce n'est pas en suivant Sergolène la menteuse qu'on peut imprimer une marque sociale à la France... elle n'a déjà fait que trop de dommage à cette gauche véritable de coeur...
..."délitement de la société en brouillant les repères qui servent traditionnellement à déterminer une ligne de conduite cohérente et fidèle à des engagements supposés authentiques."....
Pardon, Pascal, mais je n'adhère absolument pas à ton texte et je souligne ce bout de phrase car:
1- les repères ne sont pas plus brouillés qu'avant les dernières élections: ils sont justement à réécrire et ce depuis bien plus longtemps (par exemple: un électeur de droite ou de gauche, c'est quoi?..); ces élections et nominations ne représentent que les plus récents symtômes d'un mal déjà bien vieux et de mieux en mieux identifié justement par ses symptômes
2- il est inutile de perdre de l'énergie et du temps en parlant de la méthode sarkozy et en cherchant à l'influencer dans tel ou tel sens: laissons-lui justement sa "pureté" afin d'en juger, au bout du compte, les résultats ; les français (et non pas le "peuple", terminologie aussi démago que dépassée) s'appuieront sur ces derniers pour rebondir, s'ils le désirent encore...(tandis que si tu dénatures la méthode sarkozy, tu prends le risque de l'humaniser et devant son échec écrit d'avance, tu favoriseras un "glissement électoral" vers encore plus d'extrèmisme de droite, en sachant tout de même qu'un résultat électoral ne fait que donner une image très déformée de la réalité politique de toute une population)
Ce pragmatisme qui n'est pas du cynisme n'empêche pas de travailler aux nouveaux repères, au contraire; et à ce propos, il ne faut pas trop trainer tout de même!
Bien amicalement et toujours bien content de lire tes sélections...
christian allard
Je ne pense pas que Pascal veuille" influencer la méthode Sarkozy", lequel du reste ne doit guère se soucier de ce que nous pensons de lui et de ses méthodes.
Je pense en revanche qu'il est scandaleux que des gens qui se prétendent socialistes fassent cause commmune, si peu que ce soit (pour ce qui est de DSK, je crois que Camdesus, socialiste lui aussi, l'a précédé dans les fonctions qu'il vise au FMI) avec Nicolas Sarkozy, qui est en train de faire un cadeau de onze milliards d'euros aux très riches en ponctionnant les pauvres, notamment en ce qui concerne leurs dépenses de santé. L'attitude de Martin Hirsch à ce sujet me paraît plus que révoltante.(Je précise que je suis très rarement malade et que j'ai négligé de me faire rembourser mes dernières analyses, je ne prêche pas pour ma paroisse.mais pour tous les foyers modestes, notamment ceux qui ont des enfants à charge ; sauf erreur de ma part, c'est une franchise non par assuré, mais par personne protégée.)
Là où je diffère avec Pascal, c'est qu'il faut dire haut et fort que ces gens-là ont trahi depuis longtemps déjà et que tout simplement, comme le disait mon fils, il fut un temps de la communauté idéologique , puis un temps des copains, nous sommes désormais dans le temps des intérêts personnels. On court à ce qui rapporte le plus, en fric et en visibilité médiatique, l'un nourrissant l'autre d'ailleurs.
Je crois qu'il est plus que temps de dire qu'il n'existe plus de gauche en France - c'est à dire d'idéologie qui prêche l'équité, la solidarité, en particulier avec les plus faibles, le sens des responsabilités et l'intelligence (j'entends par là la capacité d'observer ce qui se passe et d'y réfléchir, au lieu de croire les contes de nourrice de la désinformation télévisuelle. Contrairement à BHL (cité par le dernier "Plan B" , journal médiacritique) je continue à haïr "les paillettes et le succès" vu ce que l'on appelle aujourd'hui le succès, et la façon dont on y accède. Ariane Mnouchkibne, qui vient de faire parler d'elle (et de s'attirer les foudres des sarkolâtres, avait fait dire à Thomas Mann contemplant la montée du au nazisme, dans un "Méphisto" monté à la Cartoucherie il y a quelque 35 ans : "Malheur à nous qui avons laissé périr l'intelligence dans cette génération!" Je ne sais si c'est une citation ; en tout cas cette phrase était prophétique. C'est du manque de réflexion du peuple (en étant issue, je ne trouve ce vocable ni dépassé ni démago, le"peuple" est une réalité ) que se nourrit l'extrémisme de droite, et du déni de toute morale (un autre concept que je ne trouve, cette fois, ni ringard ni cureton) de la part des "élites" autoproclamées"- c'est à dire des riches. "Le veau d'or est toujours debout"...
à Christian,
1/ Que les repères politiques soient à réécrire ne fait pas de doute. Mais ici je parlais des repères "moraux" (au sens d'éthique du comportement)qui viennent d'en prendre un sacré coup.
2/ mon propos n'est pas de pointer la méthode Sarkozy mais de dénoncer un pourrissement "moral" dont il se trouve que Sarkozy est le maître d'oeuvre.
3/ les nouveaux repères politiques ne feront pas l'économie je pense du respect des repères "moraux" qui règlent les rapports humains afin que ceux-ci demeurent collectivement viables et individuellement supportables.
Il est indélicat de vouloir analyser sous cet angle qui ne mérite pas d'a priori, mais qui illustre humoristiquement la situation : nous avons assisté à un duel de cocus dont l'un a été porté au pouvoir par ceux qui le sont ou vont l'être encore plus que lui. Cela peut être mieux dit, mais c'est plus long. D'un club de traîtres on ne peut attendre que des trahisons et la faillite déjà entamée des valeurs républicaines liberté - égalité- fraternité, pour ne pas parler de valeurs morales ou religieuses, dont les Eglises qui se sont fait payer leur inaudibilité calculée et criminelle par les 30 deniers de la contribution des contribuables à l'enseignement confessionnel et à des gadgets moins reluisants.
Ca fait longtemps qu'une partie de la gauche ne se distingue plus d'une partie de la droite, au concret de ses attitudes, de ses moeurs, de ses pratiques.
Il ne restait plus que le discours....et encore. Montrant par là que le problème était en nous qui voulions croire encore, même quand on critiquait.
Ca fait longtemps que les DSK, Kouchners trainent dans les think thanks internationalistes et mondialistes où s'homogénisent l'idéologie et les pratiques des grands financiers, bourgeois, banquiers, très hauts fonctionnaires et chefs de grands médias.
G8, Bilderberg, Davos, Trilaterale, etc, Commission européenne, conseils européens, etc la "gauche" présente là n'était pas toujours à gauche de la droite , ni la droite à droite de la gauche, mais tous là dedans contre les travailleurs en Europe, tous pour des interets hyper minoritaires des bourgeois...Au concret et au réel.
........et préparant les plans pour nous casser la gueule, nous spolier, nous exploiter, diminuer nos droits, s'attaquer à nos retraites, s'attaquer aux biens publics , aux services publics qui étaient hors du circuit marchand.
Leur dernière trouvaille de taille était de s'attaquer aux vieux principes démocratiques fruits de 200 ans de batailles furieuses en Europe : Attaques contre la Séparation des pouvoirs (déjà insuffisante), mises en premier des interets d'entreprises contre les interets des êtres humains, etc...
Je parle là de feu la constitution européenne qui n'était pas qu'une question de divergences à l'intérieur de la gauche , mais un choix de fond ...
Ca fait longtemps qu'ils ont un discours ici et une pratique européenne et internationale très à droite et des fois + ultra-liberale que la droite américaine aux affaires....
C'est Lamy qu'il faut suivre , pour comprendre que ce qui arrive maintenant n'est guère + et déjà en cours depuis longtemps.
Ce ne sont pas des ralliements et des trahisons, en allant baiser les pas de l'écureuil maltais, que font ces braves gens. Ca fait longtemps qu'ils sont où ils sont.... Rien de plus , rien ne les distingue des autres. Se rajoute à cela les soifs personnelles , les arrivismes particuliers.
Le problème était de nos lunettes épaisses comme des culs de bouteille.
La question du TCE était claire et nette déjà comme jamais elle ne l'avait été.
Mais ce n'est pas fini, quelle différence en effet entre des "socialistes" français qui agressent les interets populaires à échelle européenne tout en prétendant la main sur le coeur à autre chose ici , et ces "ralliés"?
Il n'y a pas de ralliements, juste notre connerie. Il y a juste des calculs pour faire avancer des écuries particulières, des soifs personnelles délirantes (comme celle de Royal, incapable de dire "nous") , pas de différences de nature, pas de divergences sur l'essentiel.
............et notre responsabilité à remplacer une espérance en faisant en sorte que nos pratiques ne se se corrompent pas comme eux le sont devenus.
à Copas,
Encore une fois mon problème n'est pas la trahison sur le fond, surtout que celle-ci bien que patente avait toujours été plus ou moins niée officiellement, que le débauchage et le retournement de veste au grand jour, toute honte bue, pleinement assumés ! C'est davantage la portée sociale de ces événements que j'aborde que la portée politique.
Droites des roitelets de l'argent roi,
du bel état de droit ;
gauches
de ceux qui fauchent
les blés murés d'un chant donneur
d'un proprio beau sonneur
les lents demains déjà gantés dans les poches,
mythe errant d'un aveu...nir plutôt moche....
Les proprios de capitaux
honte-ils encor le contrôle des taux,
de l'indûe-strie
ou sont-ils les jouets
de ceux qui managent leurs fouets
sur les bourses qui crient ?
Les prolétaires
se sont-ils donc tous tus
devant les lieb héros que les états vantèrent
sans leur dir' "Que fais-tu ?" ?
Faussoyeurs qui rampez des Oui Mai nonchalents
quand allez-vous porter vos bourgeoisies en terre,
couper l'ombre des maux sous nos yeux s'en allant
détourner nos passés vers des fleurs phalanstères,
Communisme HUE topique à prier tant vert D'yeux
qui n'avez plus de terre où reposez vos vieux,
Karl Marx Friedrich Engels Lénine et tout soucieux
d'apporter l'éclairage à tout marin de terre
naviguant sans bousssole et sans tribun ni dieu !
Comment pouvez-vous voir si noir ce monde odieux
si la lune à rêver est perclue de cratères -
Ô tonnantes raisons des futurs repoussés
sous le frais gazon vert d'un rouge ressourcé,
quel demain caresser nos espoirs sur la terre ?
Vers quel radeau tendre nos mains pourvoir Citère?
Au final ce sont tous des libéraux: ceux-là même qui vouent allégeance au pouvoir des transnationales et sous prétexte d'une soit-disante croissance (qui du point de vue écologique, nous détruira), mettent à sac le bien commun, vendent les services publics, sabordent la solidarité sociale, fagocitent les droits du citoyen, encourragent le commerce des armes et perpetuent la guerre mondiale sans fin.
Donc le rapprochement de "socialistes" avec Sarko est tout a fait naturel. sans surprise, Je n'y vois rien de choquant.
Au contraire, je serai même plié de rire, si nous n'avions à faire face aux conséquences sans limites de ces exactions néo-libérales, destructrices de l'homme et de la planète, menées depuis près de 30 ans par cette même bande de retourneurs de veste.
Je me sens moins trahis aujourd'hui qu'hier quand Jospin signait les fameux accords de Barcelone ou qu'une majorité de responsables socialistes défendait le OUI au traité constitutionnel. Au moins les choses se clarifient.
Je m'exprime et écris très mal, mais en résumé, l'atteinte à la morale a débuté quand ce parti a cessé d'être à gauche.
C'est pourquoi, Pascal, je ne peux adhérer à l'appel que tu as lancé.
à Izzlaba,
Plus que le rapprochement des uns avec les autres du point de vue idéologique, c'est les circonstances dans lesquelles il s'opère que je stigmatise.
Toi et d'autres réagissez en militants rompus à l'analyse politique. Mais ici je me fais le porte-parole du citoyen lambda qui n'y comprend plus rien ! Jusqu'à tourner le dos un peu plus encore aux affaires politiques et donc aux affaires de la cité et donc à nous qui voulons faire de la politique et avons donc besoin de l'oreille des citoyens pour leur faire partager notre approche des affaires de la cité...
Les dieux du Stade, de la télé, pourquoi sont-ils si écoutés alors que les valeurs humaines de solidaritté, de haïr le pouvoir de l'argent roi tombe sous le sens pour nous ! ?
Marc : ancien membre des Comités de lutte des Handicapés ayant publié le journal "Handicapés Méchants" , analysant et dénonçant avec humour nos conditions d'assistés et de ségrégés... avec un courant "mao GOP" et un courant "anar" ... entre 73 et 79... De la vieille histoire !
Pour Pascal,
Je viens de retrouver une réflexion interessante sur :http://www.yetiblog.org/index.php?2...
Le texte se termine par :"Non, encore une fois, le plus grave et le plus désolant est de voir que parmi ces ralliés figurent plus de 53 % des électeurs français.".
C'est ce que j'aurai eu envie de dire aussi...
Dans la ^remère moitié du XXème siècle, de l'affaire de Panama à celles de Stavisky, on appelait "chécards" les députés, les hauts fonctionnaires, les directeurs de journaux qui diffusaient la propagande au service des milieux d'affaires. La guerre d'Indochine avec le "trafic des piastres" a montré comment la peau des uns servait de support à l'affairisme des autres, celle d'Algérie a pris fin après que quelques intérêts industriels de haut vol aient transféré leurs avoirs dans un pays plus paisible, la Grande Bretagne, par exemple.
Houphouët-Boigny a tenu 33 ans en distribuant fauteuils ministériels et prêt à fonds perdus à tous ceux (sauf un, Laurent Gbagbo) qui osaient le contester.
Nicolas 1er perpétue la politique de "l'assiette au beurre". Il sait quels sont les mobiles des politicards : la soif des honneurs, l'argent (y compris celui des dessous de table). Plus habile que son prédécesseur, il distribue largement s'assurant ainsi un règne paisible.
Sur un registre différent, on peut rappeler deux autres exemples : De Gaulle et Mitterrand. En distribuant des fauteuils ministériels, ils ont contraint le Parti Communiste à l'époque où il était la principale force politique (de surcroït adapté à la lutte clandestine s'il en était besoin) à soutenir une politique qu'il aurait combattu en multipliant revendications (par CGT interposée) et actions de rue. Mitterrand a fait si fort qu'il a étouffé ce parti dont on sait qu'il n'en reste qu'une ombre. Nicolas 1er, là aussi, suit les grands anciens.
Les repères sont brouillés, NS accentue un peu plus ce brouillard. Que veut dire de droite, que veut dire de gauche, que veut dire libéral, que veut dire conservateur, que veut dire progressiste, que veut dire réactionnaire, que veut dire démocrate, que veut dire socialiste, que veut dire corporatiste, sans compter tous les néos pour simplifier. Tenons nous en aux programmes et à leurs effets pratiques. C'est plus difficile que de coller des étiquettes mais c'est finalement salutaire.
La gauche va se refonder, un peu de patience.
De coeur avec l'indignation de Pascal.
Les suites de l'affaire Clearstrean sont d'autant plus écoeurants que la ville de LYON et la FRANCE étaient dans le même temps, Sommets mondiaux de l'ONU, l'année du 60ème anniversaire de l'Organisation et du 10ème anniversaire du Processus de BARCELONE, Sommets destinés à l'expression de la société civile....La Société Civile s'est efforcée d'organiser une Conférence pour la Paix. Celle-ci a été rapidement récupérée par des rapaces non sans que l'on ait organisé trois semaines d'émeutes urbaines afin de bien persuader la Société Civile que la pourriture vaincra.......
Juste un exemple.
Se souvenir de l'histoire de Jack lang, l'ancien maire de Blois.
A l'époque, se souvenir de ce superbe lapsus , "la langue de Blois", quand Jack Lang avait tenté de conquérir la
mairie de paris, et avait perdu son mandat de maire peu de temps après.
Il s'agit plus d'un style, celui des gouvernants modernes, qui comme des PDG tentent des coups risqués, qui ne
le sont pas trop finalement pour eux.
Jack Lang, finalement, reste fidèle à lui même.
Qu'à - t - il trahi, finalement ?
Il utilise la nouvelle méthode de gouvernance, c'est tout.
En fait, en continuant à écouter ces gens là, est-ce qu'on ne se trahi pas nous mêmes ?
Des purges salutaires ?
On est en droit d'être indigné par le ralliement de certains membres du PS à la nouvelle majorité. Il s' agit réellement d' une trahison.
Mais , comme d' autres ( copas item 7 et izzlaba item 10) l' on très bien dit, le pire n' est pas là. La grande trahison est le fait que le PS a été noyauté, infiltré, depuis longtemps, par un courant socio libéral. Ce courant a pris le contrôle du parti depuis au moins dix ans.
Des preuves, des faits récents ? :
La plupart des cadres du PS ont été formés à la même école (ENA) que ceux de l' UMP.
M. Rocard, et sa politique d' ouverture, qui avait nommé Tapi ministre…
L Jospin : accords de Barcelone, politique de privatisation
P Lamy, Président de l' OMC et responsable de l' AGCS…
Le référendum interne en faveur du OUI au TCE
JM Bockel, auteur d' une motion au congrès du Mans intitulée " Pour un socialisme libéral "
La sinistre synthèse du Mans a donc abouti au " Projet du PS ", en 2006, le moins socialiste de son histoire. Ce fut la base du programme de Ségolène.
Alors, la trahison de Kouchner, la " promotion " de DSK, la "collaboration" de J Lang, hélas, ne sont pas étonnantes. Elles ont au moins le mérite de faire tomber les masques. Les fuites vers l' adversaire seront peut-être comme des purges salutaires. L' avenir le dira.
Mon indignation se double d' une grande inquiétude. Dans ce contexte, l' ensemble des partis de gauche n' a pesé que 36% au premier tour des présidentielles, et le PS s'en sort honorablement avec 26 % ! La dérive idéologique du PS vers la droite interdit toute union de la gauche et de ce fait garanti la victoire de la droite, durablement. Le PS est réduit au rôle de faire valoir de l' UMP, il en est un partenaire obligatoire pour le deuxième tour et complaisant puisque régulièrement battu. Aussi longtemps que la gauche sera désunie, NS (Nénesse pour les intimes, allias Sarkaiser, allias Sarko Ui, allias Nabot Léon IV , résurrection de Fantomas) peut dormir tranquille.
L' espoir réside donc dans une grande purge au PS,( mais le nombre de portefeuilles offerts Par Nénesse paraît insuffisant) et dans la reconstruction de l' union de toute la gauche! Ce sera long et difficile.
AJT
Élections : les porcs se bousculent devant la gamelle.
Après les élections : les porcs vont à la gamelle.
Le PS n'est pas, n'a jamais été un parti de gauche ; juste une machine à faire arriver des arrivistes. Pauvres militants P"S", pauvres jeunots qui "y croient", pauvre piétaille instrumentalisée par les pontes du P"S" qui n'ont pas trouvé de place ailleurs pour leur plan de carrière !
Salut
Les trahisons politiques de l'appareil PS ne sont pas nouvelles..; Elles ont commencé quand Mauroy a été viré par Mitterrand au profit de Fabius. La suite coule de source: Le PS est devenu le deuxième fer au feu de la spéculation triomphante. L'actualité "socialiste" n'est que l'héritière de la perfusion anesthésiante du traitre en chef, François Mitterrand. Il a tué le syndicalisme, phagocyté les revendications politiques, et pire, détruit tout espoir de changement et instauré le fatalisme dans les esprits. Plus personne, dans nos "élites intemllectuelles", ne remet en cause le néo-libéralisme massacreur de populations et de la planète. le nouveau mot d'ordre est "il faut être pragmatique"...Tous les appareils ont abandonné la cause du Peuple pour s'emmitoufler dans leurs privilèges. Même la gauche qui se veut cohérente utilise des concepts (des codes de valeurs?) de la droite la plus dure pour mesurer certaines luttes; Nous, au pays basque, nous devons lutter autant contre la gauche que contre la droite, jacobines et franchouillardes. La gauche "radicale" nous reproche de ne pas être chimiquement purs; superbe excuse pour dribbler la question de notre droit à l'autodétermination, Basques, Bretons, Corses, etc..
Il y aurait de quoi écrire plusieurs volumes sur cette question. Je me contenterai de dire que toutes ces "trahisons" n'en sont pas car on les voit arriver depuis longtemps... aucune surprise, donc... Simplement, tous ces gens-là rejoignent leur famille naturelle qu'ils n'ont quitté que pour mieux nous b...: celle des nantis, des ENArques, des exploiteurs, celle des égoîstes au service d'une seule cause: le Saint Fric, roi du monde!
Auxi a bien vu le manège. Le PS n' a jamais été à gauche; Il n' a été que le deuxième fer au feu de la bourgeoisie insatiable.
Allez, bon dimanche et bonnes vacances
Incorrigibles! Heureusementy pour certains....
La Gauche existe, le PS est mort. Il y a bien Attali, Rocard et d'autres mais ils sont inopérants dans la structure. Après "le social-nationalisme allié objectif du communisme" il y a eu le PS avec de moins en moins d'idées. Le Monde a changé, pas le PS. Le socialisme avait inventé le libéralisme il est maintenant incapable de développer un programmes modernes social-libéral-pragmatique!
C'est bien, continuez! c'est le mur ou l'abîme!
Puisque tous les commentaires s'attachent à l'aspect politique voire politicien de ce que je qualifie de trahison, j'en remets une couche pour rappeler que je m'intéresse à l'instrumentalisation cynique au plus haut niveau de l'Etat de cette attitude qui consiste à débaucher ses adversaires officiels des jours précédents ou à se laisser débaucher par eux. Le tout exhibé et commenté avec détachement.
Ce qui me fait réagir ici c'est la portée sur la morale publique, les conséquences au niveau social : désormais il sera plus facile de trahir pour des individus qui en d'autres circonstances auraient peut-être hésiter avant de franchir le pas ou de s'y refuser. C'est cela aussi la politique décomplexée !
Et bien personnellement j'assume très sereinement la posture naïve qui consiste à trouver cela bien peu édifiant. Pour ajouter aussitôt que je ne suis pas dupe des méthodes retorses qui ont cours dans les allées du pouvoir, mais aussi dans les ruelles qui s'y rattachent ! Mais au moins doivent-elles demeurer du ressort des manoeuvres déployées en sous-main dans les coulisses du pouvoir. Pas sur la grande scène ! Et quand elles s'y déroulent, elles doivent être dénoncées avec fermeté, condamnées afin que les limites restent établies !
Là où d'aucuns revendiquent le droit à une expression décomplexée, je proclame mon droit à vouloir préserver un certain degré de correction dans les attitudes, a-fortiori celles des plus éminents serviteurs de la nation eu égard au protocole officiel dont il ne faut pas négliger l'influence sur la formation de la morale de ses membres.
Plus que la trahison, c'est le vol d'une partie des votes des électeurs dont il faut parler. Que peut on penser des chefs qui ont tout fait pour démantibuler les mouvements de gauche et même leur propre parti. On peut se poser la question aujourd'hui, et si tout avait été convenu avant les élections. Cela ressemblerait à de la tricherie ou une arnaque qui devrait faire débat devant la justice.A moins encore une fois, que les politiques aient tous les droits et que les prolos compte pour de la merde.
Je pense qu'il serait temps de réagir face à toutes
ces magouilles.
« L’opération de débauchage entreprises par Sarkozy en direction de personnalités marquées à "gauche" contribuent au délitement de la société en brouillant les repères qui servent traditionnellement à déterminer une ligne de conduite cohérente et fidèle à des engagements supposés authentiques. »
Pascal, penses-tu sérieusement que ces personnalités marquées à "gauche" comme ces Kouchner, Besson, Atali, Lang, Védrine et Strauss-Kahn ont des convictions ? Voyons donc !
Ces gens là n’ont pas de convictions, ils n’ont que des désirs de pouvoir. Ils en ont rien à faire de trahir les électeurs de gauche et de corrompent la morale publique en brouillant les repères Et ne parlons pas de ligne de conduite cohérente et fidèle à des engagements supposés authentiques de ces guignols ! Ils sont vieux et cyniques, ils penses que Sarko est là pour 10 ans, et ils veulent être ministre avant de crever !
Ils sont les mieux placés pour savoir que le PS est depuis bien longtemps dans le vide idéologique le plus total et qu’il n’est pas prêt de pouvoir affronter cette nouvelle droite totalement décomplexé. Bref, les rats quittent le navire ! En fait, ce Sarkozy nous rend service. Il démasque la vrai nature opportuniste de ces démagogues. En bref, j'abonde dans le sens du commentaire n° 7 de Copas.
Tu as, peut-être, raison. Par-delà les plans de carrière, le but poursuivi politiquement par les différents protagonistes de ces turpitudes est de faire bouger les lignes à tout prix en destabilisant les résistances et en démobilisant les oppositions. Mais en fait, je crois plutot qu’ils s’en foutent complètement !
Condamnons ! Condamnons ! sans hésitation ces actes de forfaiture. Le PS est malade, profitons-en pour l’achever !
Notre objectif : la création d’une nouvelle force politique à ambition majoritaire sur la base de Comité Citoyen Autonome (CCA).
J’ai lu tous les commentaires et j’en conclue que l’on est tous d’accord !
Résumons :
Ca fait longtemps qu'une partie de la gauche ne se distingue plus d'une partie de la droite, au concret de ses attitudes, de ses moeurs, de ses pratiques. Il ne restait plus que le discours....et encore.
Ca fait longtemps que les DSK, Kouchners trainent dans les think thanks internationalistes et mondialistes où s'homogénisent l'idéologie et les pratiques des grands financiers, bourgeois, banquiers, très hauts fonctionnaires et chefs de grands médias. G8, Bilderberg, Davos, Trilaterale, etc, Commission européenne, conseils européens, etc la "gauche" présente là n'était pas toujours à gauche de la droite, ni la droite à droite de la gauche, mais tous là dedans contre les travailleurs en Europe, tous pour des interets hyper minoritaires des bourgeois...Au concret et au réel.
Et préparant les plans pour nous casser la gueule, nous spolier, nous exploiter, diminuer nos droits, s'attaquer à nos retraites, s'attaquer aux biens publics , aux services publics qui étaient hors du circuit marchand.
Leur dernière trouvaille de taille était de s'attaquer aux vieux principes démocratiques fruits de 200 ans de batailles furieuses en Europe : Attaques contre la Séparation des pouvoirs (déjà insuffisante), mises en premier des interets d'entreprises contre les interets des êtres humains, etc...
Ca fait longtemps qu'ils ont un discours ici et une pratique européenne et internationale très à droite
C'est Lamy qu'il faut suivre , pour comprendre que ce qui arrive maintenant n'est guère + et déjà en cours depuis longtemps.
Ce ne sont pas des ralliements et des trahisons que font ces braves gens. Ca fait longtemps qu'ils sont où ils sont.... Rien de plus , rien ne les distingue des autres. Se rajoute à cela les soifs personnelles , les arrivismes particuliers.
Au final ce sont tous des libéraux: ceux-là même qui vouent allégeance au pouvoir des transnationales et sous prétexte d'une soit-disante croissance qui du point de vue écologique, nous détruira, mettent à sac le bien commun, vendent les services publics, sabordent la solidarité sociale, fagocitent les droits du citoyen, encourragent le commerce des armes et perpetuent la guerre mondiale sans fin.
Donc le rapprochement de "socialistes" avec Sarko est tout a fait naturel. sans surprise. Au contraire, on est même plié de rire, si nous n'avions à faire face aux conséquences sans limites de ces exactions néo-libérales, destructrices de l'homme et de la planète, menées depuis près de 30 ans par cette même bande de retourneurs de veste.
On se sens moins trahis aujourd'hui qu'hier quand Jospin signait les fameux accords de Barcelone ou qu'une majorité de responsables socialistes défendait le OUI au traité constitutionnel. Au moins les choses se clarifient.
La grande trahison est le fait que le PS a été noyauté, infiltré, depuis longtemps, par un courant socio libéral. Ce courant a pris le contrôle du parti depuis au moins dix ans.
Des preuves, des faits récents ? :
La plupart des cadres du PS ont été formés à la même école (ENA) que ceux de l' UMP.
M. Rocard, et sa politique d' ouverture, qui avait nommé Tapi ministre…
L Jospin : accords de Barcelone, politique de privatisation
P Lamy, Président de l' OMC et responsable de l' AGCS…
Le référendum interne en faveur du OUI au TCE
JM Bockel, auteur d' une motion au congrès du Mans intitulée " Pour un socialisme libéral "
La sinistre synthèse du Mans a donc abouti au " Projet du PS ", en 2006, le moins socialiste de son histoire. Ce fut la base du programme de Ségolène.
Alors, la trahison de Kouchner, la " promotion " de DSK, la "collaboration" de J Lang, hélas, ne sont pas étonnantes. Elles ont au moins le mérite de faire tomber les masques. Les fuites vers l' adversaire seront peut-être comme des purges salutaires.
Élections : les porcs se bousculent devant la gamelle.
Après les élections : les porcs vont à la gamelle.
Le PS n'est pas, n'a jamais été un parti de gauche ; juste une machine à faire arriver des arrivistes. Pauvres militants P"S", pauvres jeunots qui "y croient", pauvre piétaille instrumentalisée par les pontes du P"S" qui n'ont pas trouvé de place ailleurs pour leur plan de carrière !
Les trahisons politiques de l'appareil PS ne sont pas nouvelles ; Elles ont commencé quand Mauroy a été viré par Mitterrand au profit de Fabius. La suite coule de source: Le PS est devenu le deuxième fer au feu de la spéculation triomphante. L'actualité "socialiste" n'est que l'héritière de la perfusion anesthésiante du traitre en chef, François Mitterrand. Il a tué le syndicalisme, phagocyté les revendications politiques, et pire, détruit tout espoir de changement et instauré le fatalisme dans les esprits. Plus personne, dans nos "élites intéllectuelles", ne remet en cause le néo-libéralisme massacreur de populations et de la planète. le nouveau mot d'ordre est "il faut être pragmatique"...
Tous les appareils ont abandonné la cause du Peuple pour s'emmitoufler dans leurs privilèges.
Toutes ces "trahisons" n'en sont pas car on les voit arriver depuis longtemps... aucune surprise, donc... Simplement, tous ces gens-là rejoignent leur famille naturelle qu'ils n'ont quitté que pour mieux nous b...: celle des nantis, des ENArques, des exploiteurs, celle des égoîstes au service d'une seule cause: le Saint Fric, roi du monde!
Le PS n' a jamais été à gauche; Il n' a été que le deuxième fer au feu de la bourgeoisie insatiable.
Alors assez du PS !
Notre objectif : la création d’une nouvelle force politique à ambition majoritaire sur la base de Comité Citoyen Autonome (CCA).
L’accentuation de la dérive social-libérale centriste du PS appelle autre chose que la construction d’une nouvelle petite force supplémentaire à la gauche de la gauche. C’est bien un nouveau grand parti de gauche, une nouvelle force politique à ambition majoritaire véritablement socialiste, qu’il nous faut construire. Pour contrer la tendance au bipartisme et le recentrage social-libéral de la gauche, il ne suffira pas de construire une nouvelle petite formation à gauche de la gauche, version protestataire ou version aiguillon du social-libéralisme. Il faut viser plus grand et plus large.
On est certain depuis 1983 que l’on ne peut pas compter sur le PS pour proposer une véritable alternative à l’idéologie dominante de la marchandisation du monde. Revenons à Jaurès. A ses yeux, le socialisme devait être l’achèvement de la Révolution commencée en 1789. Il adhérait pleinement à l’idée centrale du socialisme, qui était la substitution, à une société fondée sur « la propriété individuelle et capitaliste, qui assure la domination d’une partie des hommes sur les autres hommes », d’une société égalitaire et finalement communiste, « un système d’universelle coopération sociale qui, de tout homme fasse, de droit, un associé ».
Le mouvement d'émancipation humaine qu'aurait pu être le communisme est historiquement la base de ce mouvement, mais il doit s'enrichir, se mixer et même se fondre dans un creuset commun des réflexions et des cultures de toute l'humanité. Depuis la publication des écrits de Marx, la société a évidemment beaucoup évolué, la pensée aussi.
Le Congrès de Tours et les 21 conditions de Lénine sont maintenant très loin ! Les rivalités entre ceux qui croient que l’Etat exprime une classe – la bourgeoisie – et ceux qui croient qu’il exprime un rapport des classes ou le rapport de leur force font partie de l’Histoire. De toute façon, qui peut penser sérieusement qu’un vrai changement de régime – une nouvelle Révolution – puisse se faire autrement que démocratiquement ? Nous sommes tous pour la République.
Le socialisme a tout intérêt de s’enrichir de philosophies extérieures au paradigme occidental. Je pense plus précisément à la non-violence de Gandhi. La réflexion socialiste ne peut pas non plus ignorer les penseurs de l’écologie politique, tels que René Dumont, Teddy Goldsmith, André Gorz, Ivan Illich, Serge Latouche, François Partant, Henryk Skolimowski …
Ayons le courage de créer un nouveau parti qui fasse table rase de l’échec du socialisme réel et de la dictature du prolétariat. Ayons la détermination de proposer aux Français un projet de société vraiment socialiste, ce que le PCF ne fait malheureusement même plus aujourd’hui. On voit bien à quoi peut mener une acceptation des règles du jeu capitaliste. Les dirigeants du PS sont dans une phase de vide idéologique. Ils ne sont plus qu’une assemblée de loups, d’éléphants et de jeunes lions sans convictions qui cherchent comment manipuler l’opinion afin de reconquérir le pouvoir.
La plate-forme programmatique commune se doit d’être un projet de société véritablement alternatif au capitalisme. Le programme véritablement socialiste que nous devons construire ensemble, doit s’enrichir de réflexions sur les dégâts de la civilisation industrielle, sur l’absurdité d’une vision du monde purement matérialiste. Une vision de l’homme plus globale doit être envisagée. Et on ne peut pas lutter efficacement contre le capitalisme si l’on n’informe pas nos concitoyens sur la mystification monétaire, l’immense escroquerie de la finance internationale.
La base même de ce projet doit donc inclure une ré appropriation du contrôle de la monnaie et une éducation du peuple à propos de l’outil de mobilisation de l’énergie humaine. Car sans capacité de battre monnaie et sans une compréhension fondamentale de l’outil monétaire par le peuple, le pouvoir politique n’est que la marionnette de la finance internationale. Ce premier point implique une abrogation du traité de Maastricht, un retour de la Banque de France et du franc ainsi qu’une nationalisation des banques. Les autres mesures à mettre en place : le revenu citoyen d’existence, la nationalisation de toutes les entreprises cotées en Bourse, la dissolution de la Bourse des valeurs mobilières ainsi que toutes autres mesures qui s’imposent par le bon sens pour le bien commun aux niveaux écologique, sanitaire, agricoles, éducatif, administratif, judiciaire… seront discutées abondamment d’ici 2012 par les militants puis par tous les Français durant les prochaines pré-campagnes électorales nationales.
Pour nous rendre crédibles auprès de la population la plus proche des idées progressistes, il faudrait faire la distinction entre objectif et programme. Les Français sont conscients du fait que le capitalisme fait du tort à la grande majorité des citoyens, des peuples et de la planète, mais ils ne croient pas qu’il est possible de faire autrement et les médias sont là pour le leur fait croire. Ils nous considèrent comme des utopistes, des doux rêveurs qui croient encore à l'être humain. Notre rôle devrait être de faire comprendre que nos objectifs ne seraient atteints que par étapes, et que nous ne pouvions que nommer les quelques premières, la suite étant tributaire de l'implication des citoyens et des peuples du monde.
Il nous faudra donc insister sur la notion d'étapes, de processus et de priorités, en montrant les liens avec nos objectifs. Il nous faut convaincre que nos étapes sont réfléchies, calculées et réalistes.
Une des conditions pour organiser un mouvement populaire qui soit en ordre de bataille pour affronter les échéances électorales de 2012 est de se débarrasser de cette vision hypocrite et défaitiste qui consiste à tenir un discours plus ou moins révolutionnaire et à ensuite courir après le PS pour obtenir un strapontin. Nous n’accepterons de négocier avec le PS que si nous sommes en position de force.
Il nous faut croire que c’est possible, que l’on peut gagner. Sinon, il vaut mieux rester couché et laisser ces pharisiens du PS abreuver le peuple de sa démagogie.
Une autre condition c’est que le PCF accepte de se dissoudre dans ce mouvement populaire et citoyen. La LCR, les Verts et les Alternatifs seront obligés de suivre par la force des choses (c’est au plus gros de ce lancer !). Nous sommes des dizaines de milliers de citoyens qui n’attendent que cela. Des déçus des Verts, des unitaires de la LCR, des altermondialistes et même des bouddhistes-marxistes-écologistes comme l’auteur de ce texte seraient enchantés de participer à cette nouvelle aventure que serait la création du premier parti politique vraiment novateur de ce troisième millénaire. Poursuivre dans la voie des concurrences et de l’éparpillement, amènerait à se résigner à l’inexistence politique. D’ailleurs, si le PCF comme les autres petits partis de gauche n’acceptent pas de se dissoudre, on pourra très légitimement se demander si leurs dirigeants, ne font pas passer leur petit intérêt personnel avant le bien commun, l’intérêt général.
C’est donc bien du courage, de la sagesse, de l’abnégation et de la détermination qu’ils nous faut pour gagner en 2012.
Notre objectif, ne l'oublions pas, c'est de gouverner pour mettre en place un projet véritablement alternatif au capitalisme. Pour cela il nous faut faire naître un parti, un mouvement, une force politique structurée qui puisse négocier avec le PS dans un rapport de force à notre avantage.
Notre objectif est d’être rassemblés et unis derrière un candidat unique à l’élection présidentielle et des candidatures unifiées aux législatives en 2012.
Le rassemblement au niveau national pourrait s’appeler Union des mouvements citoyens socialistes (UMCS) ou Union des mouvements populaires et socialistes (UMPS). Juste pour faire un pied de nez aux deux partis qui détiennent 90 % des sièges à l’Assemblée nationale !
Au capitalisme mondialisé ne peut s'opposer qu'un internationalisme. En outre, compte tenu de la diversité des luttes altermondialistes, comment construire une alternative commune ? La base même, c'est la souveraineté populaire, l'appartenance à un peuple. Ils nous faut partir de l’identité humaine des peuples qui composent les Etats pour défendre l'intérêt universel des droits de l’homme contre celui des transnationales de droit privé.
Pour recueillir l'adhésion populaire et donc une majorité aux élections, il ne faut pas, bien que le combat contre la mondialisation libérale soit un combat international, nier l'identité nationale qui est un repère pour le peuple afin de résister et construire de nouveaux modèles du vivre ensemble sur un territoire. Mais gardons-nous, bien sûr, de tomber dans l'étroitesse d'esprit du nationalisme qui consiste à caresser dans le sens du poil les idées et les émotions les plus simplistes. L’identité de la France, debout, devant le monde, c’est celle de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, d’une conception universelle de l’identité humaine, sans critère de naissance ou de fortune.
C'est au peuple français de trouver les solutions particulières qui correspondent à sa culture, à son histoire, à son territoire. Et de toute façon, il n'est pas possible de lutter contre la mondialisation financière sans un réel pouvoir qui puisse s'opposer fermement aux transnationales, aux fonds de pensions, au pouvoir financier mondialisé.
Ce nouveau socialisme, ce socialisme du XXIe siècle finira par devenir, tôt ou tard, majoritaire dans ce pays. Et peut-être plus tôt que prévu ! L’Histoire nous réserve parfois la surprise de soudains retournements ! Qui aurait pu imaginer la Révolution en 1785 ou la crise des années 30 en 1925 ? Même si le capitalisme apparaît aujourd’hui comme indépassable à la plupart de nos concitoyens, il s’agit d’avoir une vision historique un peu plus large pour déceler que le capitalisme finira par n’être qu’une petite parenthèse de l’histoire de l’humanité.
Le 18 juin dernier, j’ai fait une proposition de texte pour un appel à la création d’un parti, mouvement, rassemblement, véritablement socialiste, écologiste et altermondialiste, à faire circuler parmi les militants du PCF, de la LCR, des Verts, d'Alter Ekolo, des Objecteurs de croissance, d’Attac, des collectifs unitaires antilibéraux, des Alternatifs…et de tous ceux qui n’ont pas renoncé à construire un projet alternatif au capitalisme. J’ai proposé le titre suivant : Appel pour l’union des mouvements populaires et socialistes (Disponible sur :www.jutier.net). Je vous invite à l’amender, à l’adapter ou à en écrire un autre et à le diffuser.
Autonomie des comités citoyens et organisation de la primaire pour la présidentielle de 2012.
Je crois, comme Claude Debons, que la seule option susceptible de redonner du pluralisme et de l’unité aux collectifs locaux, que j’appellerais plus volontiers « Comité Citoyen Autonome (CCA) », c’est de garantir leur autonomie locale la plus large avec un cadre national d ‘échange très souple (et non une structure pyramidale avec un secrétariat devenu aujourd’hui un nouveau collectif national de fait et demain une direction politique). Donc, sur les bases des collectifs unitaires pour un rassemblement antilibéral de gauche, il s'agit de construire des entités indépendante et souveraine, des comités citoyen autonome (CCA). Ces CCAs devraient se « constituer formellement », c'est à dire par une inscription et une cotisation annuelle de 5 ou 10 € par an et par personne. Il n'est pas nécessaire, pour autant, de leur donner un cadre associatif (loi 1901). Ces CCAs devraient correspondre au territoire de la circonscription électorale législative et auraient toute latitude pour désigner ses candidats aux élections cantonales et législatives. Les membres seraient libres d’être encartés dans n’importe quel parti de gauche. Mais quel est l’intérêt d’être encarté dans des partis qui n’ont pas d’avenir et qui vont se dissoudre ! L’objectif est d’atteindre une moyenne de 360 membres par CCA et ainsi de pouvoir annoncer aux médias et à la France un parti de 200 000 militants.
La primaire pour la présidentielle de 2012 (la campagne interne et les scrutins) pourrait être organisée en 2011 voir même fin 2010. Plus la désignation du candidat se fera tôt, plus le candidat aura le temps de faire une pré-campagne suffisamment longue pour se faire connaître dans toutes les circonscriptions et de tous les Français.
Si nous disposons de CCA constitués ; seul leurs membres dûment enregistrés - avant janvier 2010 par exemple - pourront voter lors de cette primaire. Et je ne vois pas comment on pourrait procéder autrement si on veut un candidat légitime et incontestable. Le double consensus, quelle blague ! De la même façon, les membres regroupés dans leurs CCAs éliront leur représentant et il n’y aura donc pas de parachutage possible pour les élections législatives.
Conclusion
Il n’est jamais trop tard, mais il est grand temps de changer de cap ! Cela ne sera pas facile, mais si nous acceptons de nous écouter les uns et les autres, sans toujours penser être les seuls, dans chacun de nos petits clans, à détenir la vérité, sans toujours manipuler nos camarades des autres clans, alors un beau projet, un nouveau paradigme, une grande idée, une vision pour le futur de la France et du genre humain est possible.
La France pourrait, comme il y a un peu plus de deux siècles, montrer l'exemple d'un changement radical de régime. La France, terre d'accueil, de tolérance et d'échange, territoire relativement homogène aux niveaux linguistique, historique, géographique et culturelle pourrait être le théâtre d'une vraie révolution non-violente, d'une révolution profonde des rapports sociaux et de notre relation à la nature. L'avenir nous appartient. L'avenir sera ce que nous en ferons.
Marc Jutier (site :jutier.net)
moi, je ne suis pas gênée par ces défections d'une gauche socialiste dite "caviar". Sans doute, fallait-il une refondation et se débarrasser de certains "élépants", c'est presque chose faite. Et moi, je n'ai pas besoin d'un JL ou d'un BK pour savoir que je suis de gauche....
Non vraiment les intervenants sur ce billet, que je remercie au passage, sont vraiment trop au fait de la politique pour être représentatifs d'un point de vue de simple citoyen qui serait horrifié par ces défections orchestrées avec un sans-gène auquel je tiens à ne pas m'habituer.
Une exhibition d'infidélité aussi décomplexée constitue le franchissement de la ligne jaune ; pas du point de vue de la politique politicienne, mais du point de vue des valeurs qui fondent la vie en commun et qui sont censées, à juste titre, servir de repères à la majorité d'entre nous qui ne fréquentons pas les strates supérieures viciées de cette société.
Officiellement, il doit y avoir des limites à ne pas franchir. Elles doivent être préservées sous peine de voir la cohésion du corps social se défaire. Après que chacun s'en arrange à sa façon, les accomode à sa sauce est une autre affaire. Mais les balises qui définissent les voies praticables doivent être solidement implantées.
Or le scénario selon lequel cette orgie de débauchage s'est déroulée aboutit à fragiliser les cadres de référence ; le doute est instillé quant au bien-fondé, si ce n'est à l'intangibilité, de ces règles supposées constituer un code de bonne conduite apte à régir les relations interindividuelles.
A l'époque du traité de Maastricht j'ai déchiré ma carte électorale car la Gôche Kaviar était pour...on parlait à l'époque de l'Europe des multinationales,on a fait mieux depuis : la mondialisation, et qui on retrouve au FMI et parmi les ministres actuels soi-disant "d'ouverture" qui cautionnent le Sarkozysme ??? les mêmes...Y' a t' il eu un socialiste de gauche depuis Jaurès ? ça se saurait.
En tout cas je les remercie bien eux et leurs anciens amis néo-staliniens du PCF,les fossoyeurs de la Gauche Française héritière du Front Populaire, j'ai découvert l'Anarchie faute de pouvoir me reconnaitre dans leurs magouilles de politicards tout aussi prompts à retourner leur veste qu'a renier des convictions qu'en réalité ils n'ont jamais eu car ça va à l'encontre de leur goût immodéré du pouvoir et du paraitre que d'avoir des convictions fermes et de les défendre,on parle de compromis,de réformes et autres usines à gaz du genre pour amuser le populo.pour moi,ce sont des traitres (Strauss-Kahn au FMI ou La fusion de l'atome et de la finance occulte,Bockel,grand amateur de Lois Pasqua et j'en passe),et les traitres,au mieux,on les destitue (éventuellement par la force),et au pire,on les fusille...NE VOUS PLAIGNIEZ PAS SI VOUS AVEZ VOTé POUR EUX, SUBISSEZ LES CONSéQUENCES DE VÔTRE AVEUGLEMENT ET BAISSEZ LES YEUX ET LE PANTALON DEVANT VOS MAÎTRES ,BANDE DE MOUTONS
Vive l'Anarchie,Vive la Révolution (la prochaine,bien sur)
Un socialo:une balle,le PS:une rafale...