Comment irriguer la société physique de nos informations ?
Par P B le samedi 17 novembre 2007, 20:44 - Lien permanent
"Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible"
Patrick Le Lay, PDG de TF1
"Notre travail est de donner aux gens non pas ce qu'ils veulent, mais ce que nous décidons qu'ils doivent avoir."
Richard Salant, ex-président de CBS News
"Les nouvelles sont ce que nous voulons supprimer. Tout le reste est de la publicité."
Frank Reuven, journaliste, producteur, et ex-president de NBC News
Ce qui suit est un début de réflexion sur l'importance et les moyens d'occuper citoyennement le terrain de l'information dans une perspective de reconstruction politique.
J'exerce l'activité de chauffeur-livreur. Je cotoie donc quotidiennement des citoyens français de base. J'ai huit collègues (âgés de 25 à 50 ans). Un seul dispose d'internet.
Sur l'affaire des régimes spéciaux, ils font plutôt partie des 60, 70 % qui pensent que "faut mettre tout le monde à 40 ans". Les bénéficiaires de ces régimes leur apparaissent comme des favorisés dont les privilèges ne se justifient plus. Rien que du classique, résultat du formatage médiatique.
Via la sphère des médias grand public contrôlés par les tenants et les profiteurs du systèmes, un grand nombre de Français n'a pour opinion sur le sujet qu'une forme de bien-pensance calquée sur le discours dominant, celui qui passe bien dans la société, celui qui fait de vous quelqu'un de censé, sérieux et responsable. Et quand vous n'êtes rien dans une société fragilisée, précarisée, c'est important de pouvoir se nicher dans le creux douillet de l'opinion de référence adoptée par les gens "bien" de cette société à laquelle on a besoin de se sentir rattachés. Le sentiment d'appartenance dans notre monde éclaté, traversé de part en part par des forces centrifuges, est capital, fondamental.
Autrement dit, puisque les idées dominantes s'imposent auprès d'un grand nombre de personnes par l'intermédiaire des grands médias pour devenir des lieux communs désirables, il est clair qu'il y a un travail considérable et de toute première importance à accomplir pour entamer l'influence de la propagande néo-libérale et néo-conservatrice. Mais puisque les mass-médias sont la propriété et la chasse gardée des figures de prou du système qui accable les faibles, corrode les valeurs collectives et creuse les inégalités, et que ces médias servent de télécommande pour manipuler l'opinion publique, il nous revient à nous citoyens préoccupés de ne pas laisser le rouleau compresseur avancer, d'imaginer et de mettre en oeuvre des parades informatives de proximité.
Pour ma part je songe depuis longtemps à la distribution régulière (une fois par semaine par exemple) de tracts informatifs concis avec une mise en page soignée et une identité visuelle affirmée. Cette initiative revétirait un caractère essentiellement citoyen, en dehors de toute structure politique ou associative connue afin de bien mettre en évidence l'aspect inédit de la démarche, et la volonté de citoyens de prendre leurs affaires en main, sans attendre que tout vienne d'en haut ou d'ailleurs. Ce qui n'interdit pas bien évidemment d'agir à plusieurs !
Les tracts pourraient être mutualisés sur un site Internet, sorte de forum où chacun viendrait s'approvisionner (et approvisionner également
)
Le faible rendement de chaque citoyen serait partiellement compensé par l'originalité du procédé et le nombre de personnes prêtes à donner corps au phénomène. En nous investissant en chair et en os sur la place publique à la rencontre de nos semblables nous agiront concrètement à la reprise en main de notre destin. Timide, éparse à ses débuts, le mouvement pour une information distribuée par les citoyens peut prendre de l'ampleur progressivement puis à un rythme accru. En tout cas c'est le pari audacieux que nous pouvons faire en cette période d'errements post effondrement de la gauche qui laisse derrière elle un vide politique propice à toutes les angoisses, à tous les découragements mais aussi piste d'envol improbable vers tous les possibles non encore pensés...
Le redressement politique a besoin de deux piliers :
- un pilier citoyen dédié à l'information.
- ce pilier sera la jambe d'appui indispensable pour qu'un pilier politique puisse être édifié et mettre la société en mouvement vers l'avenir...
Autrement dit il s'agit de mettre un pilier devant l'autre afin de porter un projet politique solide et rassembleur au service de l'Humain. Car l'objectif est bien un jour de "ramener au bercail" avec leur suffrage ceux de nos concitoyen(ne)s passé(e)s du côté des fossoyeurs des solidarités héritées du programme du Conseil National de la Résistance au soir de la 2e Guerre mondiale.
Vos commentaires sont les bienvenus ci-dessous.



Commentaires
Mauvais temps pour les arbres. Les tracts sont des morceaux d'arbres traités avec des agents blanchisseurs qui emplissent les poubelles car le recyclage du papier n'est pas encore une pratique courante
Pourquoi ne pas s'insérer dans des émissions de radio communautaire? Faire des petits 2 ou 3 minutes qui peuvent être captés sur des téléphones portables.
Il faut rendre les gens acteurs dans la société que ce soit dans leurs quartiers, leurs villes , leurs entreprises.... Adhérents à des associations, militants de causes locales ou internationales, syndicalistes, responsables et acteurs. Le reste suivra ...
C'est bon ça, plusieurs sites relais, pivots, pour centraliser, corriger, mettre à discussion, diffuser, re-diffuser.
Et quelques tracts modestes pour chacun (c'est ok pour les arbres, mais ce n'est pas là un prélèvement excessif comparé aux immenses montagnes détruites de papier puticitaire, on reviendra dessus quand tout le monde sera au net ).
Il y a effectivement à travailler sérieusement face à des types qui font pendant des années une propagande comme on fait une préparation d'artillerie, afin de nous avoir dans les cordes quand ils attaquent réellement.
Il y a eu un décrochage ces dernières dizaines d'années dans les propagandes des "deux" camps, le premier celui des bourgeois a fait une percée décisive et a prit une avance décisive. C'est souvent sur ce terrain que nous sommes affaiblis d'abord. Nous n'avons plus de moyens sérieux de réponse à ce que déversent les télés-sarkos, radios-sarkos et journeaux-sarkos...
Nous sommes défaits sur tous ces terrains.
Ces gens ont plusieurs coups d'avant, il faut donc répondre plus fort qu'eux. Ce qui est proposé là fait partie de la réponse (je pense qu'il faut également muscler le net).
Il nous reste donc le Net, la tchatche de proximité (difficile quand les gens sont saturés de propagande), les tracts, les radios accessibles, les mobiles...
Ils débarquent aussi là dessus, mais là on peut être à égalité et nos arguments sont meilleurs, nous sommes également nombreux..
Une bonne initiative, à enrichir , à étendre.
Merci,
Copas
Pourrais-tu passer cette proposition sur d'autres sites? (je pense à Bellaciao, Oulala, les sites des centrles syndicales, etc ?).
bonne idée, vivement de voir le site !!!!
on peut aussi coller les tracts au mur ça touche plein de gens avec moins de papier
OK, les gens n'ont plus le temps de lire, donc 2 ou 4 phrases qui cernent et expriment clairement une idée sur 1/8 de page ou 1/4 de page, ça marche très bien. L'homme sandwich aux feux rouges ça marche aussi ! Maintenant, si c'est pour écrire "votez Dupond", c'est pas la peine, s'il est écrit "réfléchissez" c'est déjà mieux !
Bonne idée!
Les médias et la communication sont leurs outils!
Nous devons créer les nôtres ou nous ré approprier ceux qui sont devenus les leurs...
Par ex coller près de toutes les pharmacies ou cabinets médicaux des affiches sur la franchise médicale et y laisser des tracts.
bonjour,
bonne idée, bravo à internet et à celles/ceux qui en font un outil intelligent de partage!
Très bonne idée. J'essaie de faire un peu tout ça dans mon coin, mais n'ai pas encore trouvé la bonne formule.
Posons-nous la question de la diffusion (et du financement de cette activité)
- Ceux qui ont internet, les blogs et certains sites de références, comment les y amener ?
La publicité (bandeau, liens) communautaire (gratuire).
Le mailing ? attention à ne pas devenir du spamming.
- Ceux qui n'ont pas internet mais la télévision
Les toucher hors de la télé, tracts et affichages (classiques, mais ayant fait ses preuves)
Dans la télé, c'est dur d'y rentrer, en ayant la structure ce n'est pas impossible
Lancer des campagnes, je coupe le JT, ou je rends ma télé (tout n'est pas mauvais non plus, mais la démarche radicale fait apparaître le malaise
- Plus largement, créer une marque, un logo, une démarche, un buzz, un gimmick, présent sur tous les supports.
Bref, il faut (se) structurer (comme toujours), fédérer sur des points d'achoppement avec ceux qui se place déjà dans cette démarche là.
Enfin je suis pas ni dans la comm' ni dans le marketing, il y a bien des plus experts que moi par ici ?
Salut Pascal, salut à tou-te-s,
Sur la toile il existe des initiatives dans la lignée :
http://www.les-renseignements-gener...
http://www.lejournaldesmurs.org/
à++
)
manu (passé aussi par lASDER
C'est une très bonne idée! j'y songeais depuis longtemps, mais Pascal va le faire. Bravo! C'est ce que l'on fait déjà avec nos e-mailling respectif, (voir la lettre AHIMSA sur mon site : jutier.net) mais on pourrait, en effet travailler un peu plus en équipe. Tu peux compter sur ma collaboration.
Excellente idée, à ceci près qu'il faut veiller à sélectionner très rigoureusement les infos à faire passer, leur qualité, leur quantité et la fréquence de leurs envois. Etre pédagogue, car il ne s'agit pas de prêcher les convaincus... Nous en faire avaler moins, mais du bon.
Je suis partant, mais ne peux proposer que mes compétences très réduites (mettre en forme un texte, de temps en temps ?)
Juste un petit bémol :
Les idées de propoagandes qui sont combattues ici sont des raccourcis, des résumés simplistes, des idées "courtes" et de l'info tronquée.
Les idées défendues sur ce site nécessitent des explications, des commentaires, des réflexions parfois complexes. Faire réfléchir demande plus d'effort et de place que lobotomiser en trois slogans publiciataires. Les armes du tract court ou de l'affiche sont assez mal choisis pour donner de la vraie info ou des réflexions de société.
Je soulève juste une inquiétude, mais je n'ai pas de solution à ce problème (et j'y suis souvent confronté quand je cherche à convaincre des Télé-Légumes). De plus, une réflexion nécessite une culture générale minimum pour comprendre, et là aussi il y a du boulot (ex: autour de moi, plein de gens n'ont jamais entendu parler des avancées sociales du Conseil National de la Résistance et se fichent bien qu'on veuille combattre ces vieilles histoires. Inquiétant, non ?).
Vos idées sont les bienvenues.
Fred
à Fred,
Je pense qu'il n'y aura pas de mal à s'élever au-dessus des arguments de Sarkozy tout en s'en tenant à une présentation épurée de faits simples : "la France tu l'aimes ou tu la quittes", "travailler plus pour gagner plus", "il n'est pas normal que celui qui se lève tôt gagne à peine plus que celui qui ne fait rien", "les moutons qu'on égorge dans les baignoires", "la racaille", "les voyoux à nettoyer au karcher", etc.
Je reconnais qu'il ne faut pas limiter sa réflexion aux slogans. En revanche, il faut adapter sa communication en fonction des objectifs visés.
Idée excellente . J' ignore quels sont les commentaires car ils apparaissent sur l' ordinnateur dans des caractères minuscules illisibles
Je voudrais rappeler ici que ce problème de désinformation ou d' enfumage des masses cytoyennes est un problème dont se préoccupent depuis longtemps quelques associations dont des militants d' Attac , mais sans avoir jamais trouvé les actions et les moyens qui auraient permis un réel contre pouvoir informatif
Pseudo Marjanne Moniquet
Une bonne analyse des dérives médiatiques et de la menace qui pèse sur la démocratie lorsque l'information devient marchandise et propagande.
Je tiens à souligner que le mouvement de critique des médias existe déjà depuis longtemps à travers des associations comme ACRIMED, des journaux comme le PLAN B (ex PLPL).
Au delà de la critique des médias soumis à la classe dominante, il est effectivement urgent de délivrer une information correcte à nos concitoyens sous peine de basculer rapidement dans le capitalisme totalitaire.
Pour ma part, je milite dans un groupe qui tente de faire ce travail d'information et de réveil démocratique sur la région rouennaise.
Organiser cette résistance c'est probablement aussi grossir les rangs (et les déborder) d'acrimed ou du "Plan B", de l'Observatoire Français des Médias...
Petit apport au versant symbolique et icônique de la résistance aux informations dominantes en images, cette galerie d'images critiques des médias :
http://www.local.attac.org/paris19/...
Le redressement politique a besoin de deux piliers :
- un pilier citoyen dédié à l'information
Le deuxième pilier c'est quoi?
à Paesch
Le 2e c'est un mouvement structuré capable de s'inscrire sur la scène politique avec comme objectif la conquête des moyens d'agir pour mettre un oeuvre un projet de société au service de l'intérêt général.
un truc qui m'énerve c'est le contenu anti-organisationel de tel initiatives !
j'ai été dans des sysndicats, des partis politiques ce n'est plus le cas maintenant mais ...
se regrouper sur un forum pour débattre et faire des tracts c'est de fait constituer une organisation. faut arreter ce mythe de l'organisation rigide etc... les partis staliniens sont en décrépitudes.. je pense qu'il faut travailler dans l'unité et non se disperser dans mille petites organisations sans pouvoir concret sur le réel : on veut changer le monde ou montrer notre radicalité ?
A noter la parution suivante
"Devenir Média - L'activisme sur Internet entre défection et expérimentation"
http://www.devenirmedia.net/doku.ph...
Initiative intéressante dans le fil de cette discussion :
http://www.les-renseignements-gener...
ton idée est super et c'est sans doute le moyen de toucher des citoyens je vais faire passer ton texte a mon delegué syndical il est de notre coté (cgt)et vraiment progressiste donc à g essaie de m'envoyer un mail pour approfondir l'idée a+
à Critique journal télévisé,
L'idée n'est pas de se cantonner à dénoncer le parti pris et les manquements dans le PAF, tâche dans laquelle Acrimed et Le Plan B excellent, mais autant que faire se peut de remédier à ces "lacunes".
à Le clown,
Ce n'est pas que je sois anti-organisations. C'est surtout que j'aimerais voir des citoyens s'emparer activement de ce thème central à titre individuel. Je pense que l'efficacité de "lo'organisation" ne s'en porterait que mieux.
Par ailleurs, rien à redire évidemment contre le fait que des organisations existente ou en devenir diffuse de l'information directement auprès des citoyens.
C'est une bonne idée. Je me demandais si je n'allais pas essayer. Une fois des tracts sur la monnaie dans une manifestation, ça avait bien marché.
Je pense qu'un bulletin avec 4 pages distribué devant le métro.
Des affiches collés la nuit, ça pourrait être sympa aussi.
En revanche ne pas tomber dans le piège "un gros slogan car malheureusement les gens sont cons". Je crois qu'au contraire il faut vraiment essayer de faire passer de la bonne info, du solide, et les gens nous remercierons de parler à leur intelligence, quand le reste des médias travaille à les abrutir.
Hello Pascal et les autres !
Complètement OK avec ton analyse: depuis des mois (et même des années), j'essaie de faire bouger les choses a ce sujet: mes tentatives sporadiques apparaissent, ("dans le désordre"... hélas !), sur la page web suivante...
http://www.france-alter.info/candid...
i) après avoir longtemps considéré qu'acceder a une antenne radio a couverture nationale serait décisif... j'en arrive a douter ! Je vois de + en + de radios, de videos, accessibles sur internet ! (voir aussi Rue 89, ou "Arret sur Images" qui [ne] se relance [que] sur le Net...) Peut etre qu'il n'est plus necessaire de se prosterner aux pieds du CSA ? !
ii) il y a un truc qui me ravit: c'est le lancement réussi du mensuel "l'Age de Faire", (qui diffuse plus de 50 000 exemplaires: bien plus que le plan B ou Alternatives économiques) Pour ceux qui ne connaissent pas... taper "journal de l'écologie" dans Gogol (les 12 ou 13 premiers No sont en ligne)
iii) Je rêve aussi de mettre sur le web / partager une liste de "vidéos recommandées" (de vidéos"très informatives"... comme par exemple: http://tinyurl.com/2rqf3s ) A ce sujet, il y aura bientôt une V.F. de "Money as Debt", (info transmise par l'auteur de ce dessin animé génial, le bucheron canadien Paul Grignon voir http://www.moneyasdebt.net )
Le gisement de ressources "prêtes a l'emploi" sur le Net est co-los-sal ! A nous de le mettre en valeur, pour montrer aux "Télé-Légumes"... qu'une autre façon de passer son temps est possible !
iv) Dans ce que tu proposes, il y a un os: Des que cela marchera, (Inch allah ! Allelujah !), cela deviendra un enjeu: (certains voudrons que l'on fasse plutôt ceci, tandis que d'autres plutôt cela...) En prévision des divergences inevitables, il faut s'équiper de 3 ou 4 instruments: par exemple, une Charte, un règlement intérieur, (fixant le pouvoir éditorial et son contre pouvoir.. ) + une méthode de prévention et de règlement des conflits, le cazech. (Je ne connais pas l'histoire de Zalea TV, mais j'imagine qu'elle a du être riche...)
Encore Bravo pour ton analyse !
Eteignez vos télévisions, ne consommez que ce dont vous avez réellement besoin. Certains parleront de sabordage du PIB et autres irresponsabilité, cependant mon opinion est que c 'est ainsi que nous mettrons ceux qui nous dirigent au pas.
Et un dernier détail, demandez la révision de la loie éléctorale afin que si il vous prenait de voter blanc, votre vote ne soit pas compté nul...
Bonne idée ces petits papiers. Attac a fait ça sur ma ville pour l'opposition à la constitution et ça a été très lu (le corps électoral est vieillissant et ne va pas sur internet, sarko a été élu surtout par les vieux). A faire au format 1/4 de A4 avec un gros titre, un logo et des explications précises en tout petit ; un vocabulaire compréhensible par un enfant de 10 ans, sans aucun jargon politique.
Ajouter aussi les ref à un ou 2 sites web sur lesquels les lecteurs pourraient se rendre. Car il ne suffit pas d'avoir internet pour savoir où aller chercher.
Je trouve l'idée très intéressante mais ce qui me chagrine, c'est comment
"nos" informations vont-elles parvenir jusqu'à leurs cibles si nous restons
dans le domaine des réseaux traditionnellement concernés ? ainsi, je pense
que mon adresse est arrivée sur la liste de Pascal via ASI ou la boite de
"là bas si j'y suis" et que ce message même a plus de chances d'être lu par
ceux qui sont déja sensibilisés que par ceux qui sont encore "manipulés"....
Faudrait-il créer une nouvelle "agence de presse" ?
à Georges,
L'idée que je souhaite voir développer par des citoyens prend appui sur le réseau Internet dans l'optique que ses membres aillent ensuite irriguer la société là où elle est c'est-à-dire sur le terrain en allant physiquement à la rencontre des personnes. Internet n'est qu'un outil intermédiaire et complémentaire d'autres moyens d'action, pas une fin en soi.
Comment penser ailleurs et agir autrement?
En prenant appui paradoxalement sur des dispositifs institutionnels (des "fortesses vides" ) en les investissant avec des mots, les arts et du sens au-delà de leurs (parfois) qualités et spécificités explicites.
Ouvrir des marges, changer d'air, d'aire et d'ère...
Ainsi, ce week-end avec le lancement de la Semaine de la Solidarité
Internationale (www.lasemaine.org ) que le C.I.C.S.TE Arcure Art. 17
s'évertue à vouloir moins a-CIDE. (malencontreusement sans référence à la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE).
En Avignon, samedi avec la Maison Alternative et Solidaire , à Grignan avec
la " Ballade politique" et Faucon (commune du Forum Social Local des Trois rivières, des 31
août et 1.2 septembre dernier avec Miguel Benasayag) ce dimanche, où la simple proposition de
faire lien par des ateliers d'écriture et d'expression artistique jusqu'à
l'automne 2008 est reçue comme une "contrainte paradoxale" recevable, qui
libère du temps et des espaces non-formels de coopération hors les appels
d'offre et hors les autres injonctions et soumissions y compris volontaires (parfois restreintes, proche d'un asservissement volontaire à une contrainte illégitime en humanité). En démocratie?.
Les Dix mots de "La Rencontre" de la Semaine
de la Langue Française (SLF, jusqu'au XIIéme Sommet de la Francophonie au Québec
en octobre 2008: apprivoiser, boussole, jubilatoire, palabre, passerelle,
rhizome, s'attabler, tact, toi, visage.
Ceux et celles qui connaissent les principes Oulipiens (OULIPO, OUvroir de
LIttérature POtentiel - Raymond Queneau et ...Georges Pérec...) ne vivent
pas le rapport à l'écriture avec le formalisme administratif (la réputée et
désastreuse efficacité de la société malade de la gestion).
"Les mots nous disent de nous ce que nous ne savons pas d'eux.".
La langue française (et toute les autres) prise comme territoire neutralise
les frontières, territoriales, administratives et institutionnelles (les effets de murs).
Bibliographie:
"Pensons ailleurs" de Nicole Lapierre Edition Stock - Un ordre d'idées
"Ballades politiques" Entretiens de Jean-Chrisophe Marty avec Véronique Nahom-Grappe*.Editions Les Prairies ordinaires.
* Phénoménologue disciple d'Edgar Morin - voir L'Autresite
Bons mots, bonnes pratiques, bon vent et bonne glisse!
Solidairement.
Michel-Jean LAVEAUD " Algebrista "
Délégué local de DEI-France (www.dei-france.org ).
Directeur du C.I.C.S.TE Arcure Art.17
Chef de projet de la "Coopérative du P.L.E.O." © Arcure
Service Communication éducative territoriale
du "Territoire Rhône" (pas l'EPTB) à la coopération internationale et décentralisée
--------------------------------------------------------------------------------
Fédération Arcure comité d'éthique des médiateurs
Centre d'Intervention Culturelle Socio-Technique Arcure Art.17
Quartier La Beaume
F. 26770 Rousset-les-Vignes
tel/ fax: (33)(0) 4 75 27 91 14
courriel : arcure@club-internet.fr
Cf : recommandation n°13 du 7 novembre 1988 sur " les Comités locaux d’éthique "du Comité Consultatif National d’Ethique
Votre texte de présentation est ambitieux, intelligent, sérieux, et astucieusement perlé de fautes d'orthographe, ce qui le rend cocasse, un peu comme celui qui se présenterait à une soirée en smoking, avec des charentaises. Ses hôtes ont besoin de quelques égards, vos lecteurs aussi.
à Eliacin,
)
Merci pour cette contribution. Il m'arrive aussi de signaler la présence de fotes dans des textes intéressants (souvent j'accompagne solidairement ma missive des corrections
C'est justement ce qui est en train de se mettre en place à Brest : une feuille hebdomadaire de relais d'information alternative, par affiches. Les sites et radios alternatifs sont nécessaires mais le problème reste le même : seuls les initiés y ont accès. On ne peut toucher la masse de la population que par tracts ou affiches. L'idée est de disposer d'un réseau de personnes prêtes à coller des affiches près de leur domicile. Le reste de la structure sera fort simple pour garantir sa longévité (ne pas trop exiger des membres) : une réunion régulière pour choisir les infos et une boîte mail (ou un forum) pour les recueillir. Il va sans dire que nous serions très intéressés par un forum à l'échelle nationale qui permettrait de partager les infos.
Mon mail si des personnes veulent en savoir plus : jadepatrick@orange.fr
Il me semble qu'il ne faut pas mélanger les deux aspects dont tu parles: "lien social" (le cocon) et contre-argumentations. J'aime à écouter "Là-Bas si j'y suis" ou à lire les liens de http://rezo.net , pas spécialement parce qu'ils sont mieux informés (et, en plus, ça n'est pas toujours le cas
) mais parce qu' "ils pensent comme moi" et c'est bien reposant. Bien sûr qu'il est important de donner les vraies informations accompagnées d'une argumentation savamment construite et juste, mais face à la machine de propagande (ces gens-là sont payés toute la journée à le faire, nous allons le faire sur notre temps "libre" ...), j'apprécie aussi d'entendre simplement "mes" lieux communs.
Quant à la société physique, le web regorge effectivement de contenus. Pour que nous les sortions du cocon, il reste à inventer l'équivalent du projecteur de cinéma monté sur camionnette de René Vautier (voir la BD "Un homme est mort", Kris&Davodeau).
Vu à la TV
Le problème qu'il faut casser, c'est que le passage à la télévision valide une information pour beaucoup de gens.
C'est tellement plus simple et peinard qu'elle est regardée de plus en plus. Et pour ne pas décrédibiliser tous ce temps passé, les gens se force à penser qu'ils sont informés.
à Emmanuel,
Si je te suis bien, tu assimiles dans ton cas sentiment d'appartenance et lien social à la possibilité de te relier de temps à autres à ta famille de pensée, celle qui partage des convictions analogues aux tiennes.
Et tu sembles considérer que cet aspect avec une dimension psychologique est distinct de l'action d'information ou de contre-information.
A mes yeux, les deux restent compatibles dans le cas des individus qui n'ont pas de convictions fortes et sont donc de ce fait sensibles à l'influence des vents dominants. Autrement dit, faute de posséder un encrage idéologique fort, ils dériveront facilement dans la direction où soufle le vent. En se laissant porter par le flot des idées à la mode, ils sont, si ce n'est sûr d'avoir raison, au moins sont-ils assurés de se tromper avec la majorité et le pouvoir en place. Ils sont du côté du plus fort, allié du plus fort, conformes à la norme, clairement non déviants.
En d'autres termes, ils ont intégré les rangs d'une famille d'adoption qui en contrepartie de leur allégeance leur offre une protection morale : celle que procure l'impression de pouvoir se considérer comme un bon citoyen partageant les valeurs majoritaires dans la société. A fortiori quand ces valeurs font l'objet d'un consensus quasi monolithique ressassé à longueur d'antenne et de colonnes par les faiseurs d'opinion.
Donc, là où un(e) citoyen(ne) doté(e) de solides convictions sera insensible au chant des sirènes marketing, un(e) autre citoyen(ne) plus indéterminé se sentira obligé(e) en des temps d'insécurisation comme celui que nous connaissons de se déterminer "du bon côté" pour ne pas se trouver marginalisé(e), voire ringardisé(e) ; c'est-à-dire esseulé(e) et dévalorisé(e) !
Par conséquent, aller à la rencontre de ces citoyen(ne)s ne vise pas tant à les convaincre dans un premier temps et uniquement de la supériorité de nos vues qu'à leur offrir concomitamment au travail de contre-information les conditions d'une réassurance individuelle face aux défis existentiels que tout un chacun doit relever en montrant clairement qu'il existe encore une autre famille soudée, dynamique, porteuse, où ils sont susceptibles d'être accueillis, de trouver refuge. Une autre famille de pensée !
Il n'y a personne à convaincre. Il n'y a qu'à réveiller. Comme disaient certains "anciens" : "Nos mots sont dans toutes les têtes."
Bonne chance,
no
Ériger un totem de plus: "Oui mais celui là, c'est vraiment l'avant garde" et ainsi garantir que pour les dé-socialisés il y aura là de quoi satisfaire son grégarisme; ça n'a rien de bien nouveau... Et je ne suis pas certain que cela soit la mesure?
Si l'information est le cœur de l'activité, un projet éditorial clair, voilà le moyen de faire société autour de la problématique de la liberté de l'information.
Là, tel qu'affiché, il y a comme objectif de se faire calife à la place du calife(et il n'y en a pas), par l'endossement de la problématique d'une idéologie qui tronque l'information... Comme si c'était à vous. Un peut court, non?
A tel point que la discussion est déjà sur les modalités de la diffusion, qui certes doivent être cohérentes mais ne définissent pas grand chose par elles même.
Je ne doute pas des bonnes intentions des initiateurs, je peux comprendre aussi qu'ils visent à changer le monde, mais pour quel projet? Ici bas, l'enfer aussi se pave des meilleurs intentions. Quand vous serais une réelle alternative d'information, qui pèse donc, vous aurais appris qu'il existe aussi des propositions concrètes, appuyées sur des pratiques existantes, pour l'économie, la culture, etc. Je vous invite donc à un peut d'humilité, a développer votre curiosité, et travailler votre discernement, cela devrait vous permettre d'être réellement une source d'information originale et utile pour ce que vous prétendez combattre. Et si vous les faites connaitre, les alternatives, ce ne sera pas pour autant les vôtres? Le déterminisme affiché me semble déjà d'une logique de captation... Vous aussi avez intérêt à vous méfier de l'oppresseur qui sommeil en chacun.
Les initiatives de médias libres et d'éducation populaire fleurissent partout en France mais restent hélas à effet très limité.
Pour tenter de faire évoluer le paysage médiatique je vous recommande d'acheter et promouvoir l'hebdomadaire Politis, journal de débat au carrefour des gauches de gauche. Une lecture qui vous stimule sérieusement les méninges et à laquelle il manque aujourd'hui surtout une renommée. Trouvable pas toujours facilement dans les maisons de la presse, mais ça semble sérieusement décoller ces derniers temps.
http://www.politis.fr
à Piero,
Votre projet est intéressant et plus ambitieux que la distribution de tracts à laquelle je fais référence. je n'ai pas personnellement l'intention de créer un média ; seulement le désir de contribuer à la mise en circulation d'infos clés qui sont largement escamotées du débat. Exemple : les inégalités croissantes, la concentration de la richesse, le scandale du paquet fiscal et des stock options non sooumises à cotisations sociales avec un manque à gagner de X milliards d'euros, les mensonges de Sarkozy, le parti pris des grands médias, etc.
A force de vouloir faire des choses élaborées on continue à ne pas faire grand chose à l'attention de M. Tout le monde qui ne lira pas Politis mais acceptera de jeter un oeil sur un tract correctement présenté.
Politis c'est déjà pour les militants comme le Plan B, Acrimed ; ou c'est le stade qui précède juste l'entrée dans le militantisme.
Les différentes initiatives dans le domaine de l'information se complètent de toutes façons.
Ici il s'agit aussi de permettre à un(e) citoyen(ne) de base de s'impliquer dans l'action d'enfoncer un coin dans le mur de l'info !
La vie associative me le prouve aussi: les "gens" ne lisent plus faute de temps, de culture, et de propagande TV, mais quand ils lisent, l'information doit absolument être complète, sérieuse, approfondie, contradictoire, donner de vrais éléments de réflexion et d'analyse, ce qui devient TRES dur à trouver aujourd'hui . Je suis en train personnellement de résumer toutes les infos chiffrées que je peux trouver sur le régime de retraite SNCF, c'est très long et incroyablement difficile? Même les syndicats ont bien du mal à tout mettre à plat, de peur peut-être de donner des éléments mal traduisibles : dommage! Je rêverais de les réunir sur un site internet
Ensuite, OK tracts et affiches sont polluants (rechercher papier biodégradable?!) , mais s'ils indiquaient simplement 2/3 lignes ET le nom de ce site pour les curieux, ça finirait par circuler.
A plus long terme, les informations pourraient circuler en réseaux via associations et débats participatifs : une piste : la mairie de St Paul de la Réunion et son expérience de VRAIE démocratie participative, complexe et vivante : voir l'excellent magazine "Nouvelles Clés" et le "jeu du Tao" qui commence à circuler même dans les entreprises + la méthode de Communication NonViolente de Marshall Rosenberg, super efficace. Bravo pour votre site et merci
Il me semble, mais je ne suis expert de rien, qu'il y a temps d'informations concernant les injustices que finalement l'horizon se bouche. Dénoncer les scandales, les vis des puissants, ce n'est pas politiser les gens mais plutôt les dissuader de s'impliquer. Je pense par exemple à la critique situationiste, "La Société Du Spectacle" de G.Debord...
Avoir un projet éditorial, peut protéger de ce glissement qui finalement nourrit ce que l'on croit combattre. C'est aussi un appuis objectif qui permet l'adhésion au sens d'un "faire société", avec les lecteurs et d'éventuels collaborateurs, fournisseurs, etc.
N'être qu'en réaction à l'état de l'information et à l'injustice du monde, c'est le risque de passer pour de leur fruit, non?
à Piero,
Commentaire intéressant ; je t'en remercie.
"il y a tant d'informations concernant les injustices que finalement l'horizon se bouche."
==> oui
"Dénoncer les scandales, les vices des puissants, ce n'est pas politiser les gens mais plutôt les dissuader de s'impliquer'
==> on peut voir les choses ainsi
Mais ce n'est pas dans une otpique de dénonciation que je propose d'agir. L'idée est davantage de porter le témoignage qu'il est une conscience éveillée dans la société qui ne s'accomode pas des abus en tout genre et qui s'organise pour en témoigner. Et cette conscience éveillée empêchera les consciences assoupies de complètement s'oublier à elles-mêmes et au monde. En poussant un peu plus loin, la présence de ce poil à gratter contribuera peut-être à enclencher une dynamique. Sait-on jamais ...
"Avoir un projet éditorial, peut protéger de ce glissement qui finalement nourrit ce que l'on croit combattre. C'est aussi un appuis objectif qui permet l'adhésion au sens d'un "faire société", avec les lecteurs et d'éventuels collaborateurs, fournisseurs, etc."
==> oui mais encore une fois mon projet n'est qu'une initiative citoyenne spontanée, imparfaite mais qui aurait au moins le mérite d'exister !
"N'être qu'en réaction à l'état de l'information et à l'injustice du monde, c'est le risque de passer pour de leur fruit, non?"
==> le risque existe mais nous ne sommes pas obligés de tomber dans le panneau.
"A force de vouloir faire des choses élaborées on continue à ne pas faire grand chose[...]"
Les doutes ne sont pas forcément ennemis de l'action, et un travail bien pensé est à moitié fait. C'est aussi se donner une chance que ce "faire" ne soit pas des gesticulations. Pourquoi risquer de ne pas être à la hauteur de l'enjeu?
"L'idée est davantage de porter le témoignage qu'il est une conscience éveillée dans la société qui ne s'accomode pas des abus en tout genre et qui s'organise pour en témoigner.[...]"
Sans présumer de l'efficience ou de la déficience de votre projet, je vous invite tout de même à estimer d'anciennes postures analogues comme l'illusion que fut la "Contre Culture". In fine, accroissement du secteur industrie de loisir au dépend des cultures populaires vers la globalisation, contribution décisive à la regénérescence du capitalisme/industrialisme. Maintenant "[...]les consciences assoupies de complètement s'oublier[...]" peuvent aussi se percevoir comme des affects exacerbés. Ce qui pourrait partiellement expliquer aussi, bien des violences récentes... Leur expression les ayant trahit, maintenant impuissants...
Et l'Avant-Garde de l'air précédant n'avait pas davantage préservé puisque nous en sommes là.
Pour la dynamique que vous espérez, selon moi:
Votre projet aborde une problématique périlleuse, c'est une vraie ambition et ce n'est pas sa modeste diffusion qui doit permettre de justifier d'éventuelles exonérations. Comme les modalités de diffusion, mais avant, imaginer un cadre (statut juridique) de cette entreprise, une nature (surtout le projet éditorial) afin de "faire société". Parce que selon beaucoup de critiques sur l'état de l'information, c'est l'économie qui œuvre à ce qu'elle se délite. La véritable alternative, en matière d'information sera donc d'inventer un modèle économique défenseur de son indépendance. Que ça réussisse financièrement et cela sera désirable. Là se retrouvera la chance d'un retour à de la bonne presse, une considération de l'opinion, etc.
Enfin, si je suis critique, c'est pour mieux rendre hommage à l'audace. Pas d'adhésion fusionnelle mais modestement contribuer avec mon peut de raison et de connaissances à ce que ce projet réussisse et peut-être qu'il fasse école... Les actions bénévoles deviennent progressivement le supplément d'âme d'un "doux libéralisme" qui se prétend même "durable" maintenant!
Un des problèmes, c'est le pognon.
Quand j'ai imprimé un article que je trouvais concis et bien fait, que je l'ai glissé entre les pages des revues des salles d'attentes ou de la caisse des supermarché, abandonné dans les cabines téléphoniques, etc... je me prend à rêver de couleurs, de belles images, de photos, pour rendre mes bouts de papier plus attrayants.
En effet, des artistes à plein temps, et pas seulement des rédacteurs, des "communiquants", et de gros moyens, sont employés par la propagande officielle.
Un site pourrait regrouper les "créations": images, logos, photos. Expliquer comment bâtir une page avec un logiciel de traitement d'image (tuto). Et chacun fait son choix, et se débrouille avec ses moyens. Un groupe peut imprimer en gros, moins cher.
Mais il y a besoin d'artistes, de spécialistes de la comm' (savez-vous, par exemple que, la plupart du temps, un phrase mise au négatif est entendue au positif? Exemple: n'ayez pas peur = ayez peur!!!)