Simtof un activiste engagé sur le sentier de l'écologie de proximité revendique son indianité !
Par P B le vendredi 28 décembre 2007, 21:23 - Lien permanent
Simtof - [ La démarche d'un individu isolé qui voue son existence à la promotion d'une écologie pratiquée au quotidien, près de chez soi. Citoyen engagé, il porte un regard lucide et intransigeant sur la société de consommation capitaliste avec tout les excès qui lui sont consubstantiels. Son rapport à la nature s'inspire de la vision qu'entretenaient les Indiens dans ce domaine. Sa vie même est influencée par cette philosophie. Action ... ]
A partir du 1er janvier 2008, Simtof prendra le sentier de la guerre écologique.
Pourquoi un gars qui se prend pour un indien, décide-t-il de s’engager sur le sentier de la guerre ?
Cette grande question que tout le monde se pose, mérite bien quelques réponses.
« Tout d’abord je ne fais pas que me prendre pour un Indien.
Voici trois ans et demi que je vis en étroite collaboration avec la nature, en symbiose avec elle, je dépends de ses humeurs dans le plus profond de mon mode de vie, le soleil me réchauffe et la pluie vient m’abreuver.
Inspiré par les récits des plus anciennes tribus d’Amérique du nord, je construis mon quotidien autour de valeurs qui me conviennent, celles du respect de toutes les choses vivantes et de la terre, ma seule maison.
Haro sur l'individualisme ambiant et les excés du capitalisme
Aujourd’hui de nombreux êtres ont déjà succombé sous la pression d’un système basé sur le profit, où l’individualiste applique sa loi du plus fort, pour s’approprier les ressources universelles, à son seul bénéfice capitaliste.
Les dirigeants de ce système s’enrichissent toujours plus, laissant de coté dans une précarité grandissante la plupart des hommes, ceux-là même qui leur ont transmis intact il y a moins de 200 ans, le sol dont ils profitent sans retenue et sans respect.
Les états soutiennent les lobbies, ils préfèrent augmenter leurs revenus personnels à court terme, au lieu d’œuvrer pour l’avenir et la sauvegarde des générations futures. De grandes supercheries sont organisées, pour faire croire à des populations sans pouvoir démocratique, qu’ils en sont la préoccupation.
L’écologie à besoin de vérités et d’actes pour être efficace, elle ne peut donc se faire avec ces gens là.
En trois ans et demi j’ai réussi à ce que se démocratisent les nettoyages de plages dans mon secteur.
Quasi inexistants quand j’ai démarré, ils sont aujourd’hui nombreux à y êtres organisés avec les écoles de la région, les enfants y sont très attentifs et réceptifs, et j’en tire de grandes satisfactions.
Seulement je crains qu’il ne soit trop tard pour agir, quand sera venu pour eux, l’âge d’influencer les décisions collectives de ce pays.
J’entends souvent dire que l’écologie coûte cher, c’est faux ! Vivre en harmonie avec la nature ne coûte qu’aux actionnaires capitalistes, qui du coup, doivent se passer de nos dividendes.
Une conscience qui n'est pas à vendre
L’ancien gouvernement voulait acheter mon silence, au point que des financements m’auraient été attribués si j’avais opté pour une version plus édulcorée de l’écologie, où j’aurais fait l’apologie de leurs principes.
Sur la demande il y a deux ans, du président de la République (via ses préfets) j’ai été reçu par un conseiller en développement économique dans une CCI de ma région.
J’aurais sûrement réduit l’embarras de ce conseiller si j’avais accepté, mais je ne serais devenu qu’un VRP à leur service malhonnête, un pion de plus, ou nouveau vendeur de leurs pilules au cyanure.
Depuis bien sur je n’ai plus de nouvelles, et le nouveau gouvernement ne prend même plus la peine de répondre à mes courriers, alors je conseille aux dirigeants de cet état féodal de renforcer leurs murailles branlantes, car la guerre écologique est proche.
J’appelle toutes les personnes à qui il reste une conscience, des valeurs, et des vies à défendre, à me rejoindre dans ce combat.
Mes deux enfants (Simohé) Simon 8 ans et Mohéra 3 ans et ½ , sont encore bien trop jeunes pour obtenir le respect de leur avenir, alors c’est à moi, le responsable de leur existence, de me battre pour eux.
Quitte à me battre, pour le reste de ma vie ! »



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