0] criminalisation de la dissidence politique 1] ficher les enfants à partir de 5 ans 2] chasse aux chômeurs 3] Méga bug made in USA à l'Intérieur pour le 1er tour 4] Kouchner a sa sarkoMIGNARDise0] Loi hr 1955 : les USA à pas de géant vers la criminalisa
Par P B le mardi 18 mars 2008, 23:20 - Lien permanent
0] Loi hr 1955 : les USA à pas de géant vers la criminalisation de la dissidence politique au motif de prévenir le terrorisme domestique ==> http://tinyurl.com/249m46
1] Scotland Yard veut ficher les enfants à partir de 5 ans ==> http://www.amnistia.net/news/articles/nouvdes/scotlandenfants_200.htm
2] La chasse aux chômeurs a-t-elle (re)commencé? ==> http://tinyurl.com/2wl5d6
3] Méga bug made in USA et opacité autour de l'informatique électorale du ministère de l'Intérieur au soir du 1er tour ==> http://tinyurl.com/2mxv4k
4] Et pour le dessert une sarkoMIGNARDise ==> voir pièce jointe ou là (je lui fait une page spéciale) ==> http://tinyurl.com/2la4y9
( la collection au complet pour les fans ==> http://sarkozysme.ze-observatoire.com/post/sarkoMIGNARDises )
0] Aux USA un pas de plus vers la criminalisation de la dissidence politique avec la loi hr 1955 sous couvert de prévenir le terrorisme domestique
(...)
Cette loi étendrait le champ d’application de la Loi sur la Sécurité Intérieure de 2002 en créant une commission nationale autorisée à étudier et IDENTIFIER les individus et groupes dont les valeurs sociales, les implications politiques ou les croyances religieuses << pourraient >> les mener à commettre des actes violents.
En tout état de cause, cela ne se réfère nullement aux assassinats perpétrés par la CIA, aux brutalités policières, aux meurtres de civils désarmés ni aux tortures qui ont cours dans les prisons secrètes. Cette commission cible les dissidents politiques et les activistes sociaux qui critiquent la politique étrangère des Etats-Unis, les abus du monde des affaires ainsi que les pratiques menaçant la vie sur notre planète.
(...)
Texte complet : http://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/08/aux-usa-la-loi-hr-1955-criminalise-toute-dissidence-politique/
Billet original en anglais : http://www.zcommunications.org/zmag/viewArticle/16314
Document du Rand dont traite ce billet (97 pages en anglais) : http://rand.org/pubs/monographs/2005/RAND_MG393.pdf
Le texte de loi adopté par le Congrés : http://www.govtrack.us/congress/billtext.xpd?bill=h110-1955
1] Scotland Yard veut ficher les enfants à partir de 5 ans
Scotland Yard veut constituer un fichier ADN des enfants dès la maternelle. Le projet ne vise pas tous les enfants britanniques… seulement ceux qui "démontrent des comportements anti-sociaux" ou qui sont considérés comme des sujets "à risque" sont concernés.
C'est Gary Pugh, l'expert en génétique de Scotland Yard qui a expliqué son projet à notre confrère britannique The Guardian. L'idée est simple: identifier au plus vite les criminels en puissance afin de garantir la sécurité nationale!
Mister Gary Pugh est conscient que sa proposition rencontrera l'opposition des parents et des enseignants, mais l'expert de Scotland Yard est convaincu de la "nécessité de trouver une solution pour résoudre le problème de la criminalité".
[ Tranquillisons-nous toutefois car pour l'heure le fichage universel [ toute la population fiché systématiquement] est exclu en raison du coût et des difficultés rencontrées pour le stockage des données. C'est mentionné dans l'article en anglais. ]
Source : http://www.amnistia.net/news/articles/nouvdes/scotlandenfants_200.htm - source originale en anglais ==> http://www.guardian.co.uk/society/2008/mar/16/youthjustice.children
Source de ce billet en anglais : http://www.guardian.co.uk/society/2008/mar/16/youthjustice.children
2] La chasse aux chômeurs a-t-elle (re)commencé?
Début janvier, Nicolas Sarkozy réaffirmait sa volonté de pouvoir sanctionner les chômeurs qui refusent "deux offres d'emplois acceptables". Un projet qui fait sourire Pierre Concialdi, économiste et membre du collectif ACDC (les Autres Chiffres du Chômage). Pour lui, cette mesure s'inscrit dans une logique de pression exercée sur le demandeur d'emploi. Il parle même "d'intox".
Il est déjà possible de sanctionner un chômeur qui refuse une offre d'emploi. Alors, à quoi servirait cette nouvelle mesure ?
(...)
Source : http://non-a-lintox.org/post/2008/03/18/La-chasse-aux-chomeurs-a-t-elle-recommence
ou http://non-a-lintox.org/post/2008/03/18/La-chasse-aux-chomeurs-a-t-elle-recommence



Commentaires
Le billet consacré au bug informatique survenu à l'occasion de la soirée électorale du 1er tour des élections municipales a suscité quelques mises au point :
1] Trouvé sur un forum ici ==> http://tinyurl.com/39vvgl
l'article est factuellement faux, d'une part sur l'hébergement en question (voire plus bas), d'autre part sur le terme "intranet" : par DEFINITION le site www.interieur.gouv.fr concerne l'internet public c'est-à-dire la diffusion de l'information et non l'intranet privé, c'est-à-dire sa collecte, son agrégation et sa production.
Pour la partie technique :
Une résolution de nom DNS [ avec ce service-là par exemple : http://shop.alterlinks.com/lookup/l... ]sur "www.interieur.gouv.fr" on trouve ceci :
www.interieur.gouv.fr canonical name = cdn.cdn-tech.com.c.footprint.net.
Name: cdn.cdn-tech.com.c.footprint.net
Address: 8.12.199.126
En d'autres termes, l'hébergeur est un certain "cdn-tech.com". Hop, on y va faire un tour. Il s'avère que c'est une société parisienne, visiblement une filiale de Level 3 Communications. Lequel (dixit Wikipedia) est l'un des principaux fournisseurs d'accès internet aux Etats-Unis et en Europe (ce sont les gens à qui Free et France Télécom achètent leur bande passante...)
D'après leur page de références, CDN compte également parmi ses clients des gens comme la Gendarmerie Nationale, World of Warcraft, ou les sites de Volkswagen.
Bref. S'il y a là malversation, je ne vois pas laquelle. En dehors du réseau universitaire dont j'ai oublié le nom, il s'agit probablement du fournisseur avec la plus grande bande passante en France -- ce qui est nécessaire lors d'événements comme celui-là. Par ailleurs, l'hébergeur est français et les serveurs sont sur territoire français -- sachant que dans ces cas, le client (ici le ministère) garde la haute main sur l'administration des machines[1].
Bref... Beaucoup de bruit pour rien, et beaucoup de parano.
S.
[1] Mon employeur -- enfin, sa filiale infogérance -- a quelques gros clients du genre Billetel (quand les Rolling Stones font une tournée en France et que les billets sont vendus sur Internet en quelques minutes, c'est nos serveurs qui encaissent le choc). Même si ce n'est pas exactement ma partie, je sais comment ce monde-là fonctionne.
2] Reçu par mel :
Cette info est très grossie par l'UPR: la bonne marche de nos élections
n'est ni privatisée, ni remise aux américains.
Elle n'est pas privatisée, car les serveurs mis en cause ne concernaient que
la publication des résultats en direction de la presse.
Elle n'est pas remise dans des mains US, car level3 est un fournisseur de
connectivité. Il met à disposition des pièces ou des meubles dans des
hangars, qui sont louées par des sociétés de service. Ici, la société de
service peut très bien être française. C'est un peu comme si une société
parisienne hébergeait des serveurs avec une connexion Free. De l'extérieur,
whois identifierait free, car whois nomme le propriétaire de l'adresse, pas
du serveur.
Cela dit, la société en question n'a pas d'AS, et le ministère n'en a pas
non plus, ça fait un peu amateur.
En outre, prétendre que la société privée utilisait ce qu'il y a de plus
puissant est une aberration, un simple mensonge de communiquant qui ne veut
pas dire ce qui s'est vraiment passé.
En fait, il n'y a pas de limite à la puissance, par contre, il y a beaucoup
de candidats aux appels d'offres publics pour encaisser l'argent, sans
mettre les moyens au bout...
3] Ce que cette affaire m'inspire comme remarque sur la base des informations dont je dispose :
Merci Vincent pour ces précisions. L'idéal est de les publier directement sur le site en commentaire afin que chacun puisse en être instruit. Plus qu' des certitudes, ce billet qui prolongeait un article du Monde soulève des questions étranges, comme ce refus d'indiquer le nom du prestataire responsable des installations défaillantes.
Il n'en reste pas moins que la traçabilité du circuit emprunté par des données éminemment publiques est tout sauf effective. Opacité et confusion règnent sur la façon dont la gestion informatisée des informations publiques est assurée. Ce n'est pas sain pour le fonctionnement de la démocratie : la preuve avec cet article où l'auteur qui pose des questions légitimes en est réduit à conjecturer des réponses à partir des informations qu'il a pu se procurer par ses propres moyens et en prenant en considération le refus d'informer opposé par certains des interlocuteurs concernés.