A l'heure où les révoltes se multiplient dans les camps de rétentions (incendie de Vincennes par exemple), à l'heure où des militants sont emprisonnés pour avoir soutenu des sans-papiers, à l'heure ou RESF (Réseau Education Sans Frontière) est qualifié de menace pour l'ordre public et la sûreté de l'Etat, à l'heure où le fichage des individus devient systématique, il nous faut prendre acte de la gravité de la situation politique.
Sous nos yeux les sans-papiers sont pourchassés par la police nationale, à tel point qu'ils se jettent dans les fleuves, par les fenêtres, qu'ils se suicident pendant leur rétention. Quant aux personnes solidaires qui les soutiennent et les cachent, elles sont de plus en plus surveillées, font l'objet de perquisitions, gardes à vues, ou emprisonnement.
Nous devons trouver la force de réagir, ensemble.

Si en face, l'État renoue avec les pratiques vichystes (rafles, fichages, arrestations de militants, etc.), nous devons aussi renouer avec des pratiques de résistance. Ce sommet européen sur l'Immigration est l'occasion pour toutes les personnes prêtes à dire non à la France nationaliste, non à la France du fric et des flics. Tout comme à l'échelle de nos villes, de nos rues, de nos écoles, nous devons empêcher la police de rafler, nous devons empêcher les chefs européens de se réunir pour planifier la chasse à l'homme généralisée.


A l'initiative de RESF et d'autres collectifs locaux, une mobilisation est prévue à Vichy. Organisons des départs de cars depuis toutes les grandes villes et rassemblons-nous pour opposer au racisme officiel un front uni de combat, une force d'action suffisamment puissante pour empêcher la tenue de cette conférence honteuse.
 
Tous et toutes à Vichy pour résister !