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Mot clé - expulsion

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vendredi 2 novembre 2007

Sursis pour Ibrahim APARCI suite au refus du commandant de bord de l'embarquer pour la Turquie : la résistance se proursuit

[ La suite des événements après le message précédent, transmis par Jean-Luc vers 16 h 30 ]

Message de Brigitte CERF, de PARIS :

Photos dès que j'ai trouvé comment vous les envoyer !
IBRAHIM n'est pas parti aujourd'hui.
Nous étions une quarantaine ce matin à ROISSY, pour informer les passagers du vol pour ISTANBUL. Accueil plutôt bienveillant des passagers, dont certains nous tenaient ensuite au courant par leur portable de ce qui se passait en salle d'embarquement, et/ou se sont adressés à l'équipage. Certains passagers étaient deja informés par les listes RESF ! Le commandant de bord (MERCI) a refusé d'embarquer IBRAHIM qui est donc retourné au Centre de Rétention. Après confirmation de l'information, nous nous dirigeons avec la presse vers le CRA du MESNIL pour essayer de voir IBRAHIM et lui insuffler un peu de courage.

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Empêcher l'expulsion d'un lycéen kurde : "Je serai toujours un résistant contre l'injustice"

[ desmotscratiquement transmis par Jean-Luc co-listier ]

Monsieur le Préfet,
Le 14 Juillet 1944, alors que les troupes alliées, débarquées en Normandie, progressaient difficilement vers Paris et l'intérieur de la France, mon oncle, Nicolas Raymond DELIENNE, âgé de 25 ans, s'adressait à des soldats allemands dans le café de ses cousins à LABUISSIERE (62) : il leur expliquait en allemand que leur défaite était proche, vu la progression des troupes alliées à l'Ouest et soviétiques à l'Est. Arrêté quelques instants plus tard par des gestapistes, il connut les prisons de BETHUNE et de LOOS LEZ LILLE. Le 1er Septembre 1944, alors que LILLE était sur le point d'être libérée, un "bon français" trouva la locomotive qui permit aux nazis d'évacuer vers l'Allemagne les patriotes enfermés à LOOS. (http://marcel.houdart.online.fr/interview.pdf)Raymond, interné à BERGEN-BELSEN, décéda lors de la marche forcée que les nazis imposèrent aux déportés en essayant de les faire échapper à l'avancée des troupes soviétiques... Il avait tout juste 26 ans...

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vendredi 24 août 2007

Expulsions vers Lomé avortée : témoignages passager et bagagiste

[ Le préambule est rédigé par un "informateur" anarchiste dont je reçois des messages de temps en temps. J'aime bien l'évocation des "véritables sentiments naturels des gens" qu'il appelle à faire "ressurgir" ! J'y vois un très bon ferment et garant de liberté. Il n'est de richesses que d'êtres humains libres... ]

[ Voilà, c'est ça faire de la politique. C'est ça vivre. S'auto organiser sans attendre les mots d'ordres des syndicats collabo ou des partis politique assoifés de pouvoir ou des gauchistes dictateurs "révolutionnaires". Réagir spontanément, ne pas laisser faire l'ignoble, se révolter, se solidariser, ce sont les sentiments humains, naturels, que les capitalistes veulent éliminer de nos pensées. Pourtant ils existent et quand on les exprime de toutes nos forces, de toute notre rage, ils sont plus forts que la haine des flics qui obeissent aux tyrans au pouvoir. Notre révolte, notre colère, notre volonté immense de refuser une injustice participe à conscientiser les acteurs de l'action (et à beaucoup d'autres, par l'exemple) et faire prendre conscience de la force collective d'un groupe qui résiste (derrière ce lien une vidéo animalière numéro 1 sur You Tube ! ) De la résistance, ou dans la résistance, dans la lutte naîtra le possible. Et le possible et la nécessité se mêleront pour devenir un idéal à bâtir d'urgence.
Etre de tous les combats. Faire resurgir les véritables sentiments naturels des gens. Et les aider à prendre conscience de leur force collective. C'est le moins qu'on puisse essayer de faire. Puisque nous sommes là, vivons vraiment. Subir sans rien dire, s'abaisser, accepter les normes absurdes, être un esclave toute sa vie, c'est être déjà mort. ]

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