INTERVIEW - De passage en Suisse, le président bolivien a fait le bilan d'un an et demi de pouvoir. L'ancien syndicaliste met en avant les indicateurs économiques et une crédibilité internationale nouvelle.
Le secret avait été bien gardé. Jeudi, le président Evo Morales a réalisé un voyage éclair à Zurich pour défendre la cause du football bolivien auprès de Joseph Blatter, le patron valaisan de la FIFA qui s'était mis en tête d'interdire toute compétition internationale au-dessus de 2500 mètres. Un voyage gagnant – contre toute attente – selon un communiqué publié hier par la fédération internationale du sport roi...
Entre ses deux traversées de l'Atlantique, le président bolivien a encore trouvé le temps de s'entretenir avec un expert suisse des biocarburants, de prendre part à un match de foot (perdu 2-1) contre des Boliviens de Zurich, de rencontrer longuement ses compatriotes exilés et de répondre aux questions du Courrier et de L'Evènement syndical! Un entretien en forme de bilan de dix-sept mois de gouvernement populaire, marqués par la reconquête de la dignité nationale et une politique économique et sociale aussi ambitieuse que pragmatique.