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Mot clé - repression

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dimanche 16 décembre 2007

Non à la directive de la honte ! Appel aux parlementaires européens

directivedelahonte - Au mois de janvier 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.


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samedi 15 décembre 2007

Face à la répression, à l'instrumentalisation de la peur et au mutisme des médias le mouvement anti-LRU appelle à la solidarité

infoblog.samizdat.net - Plusieurs mouvements sociaux récents contestent la longue vague de casse des services publics dont la loi Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) fait partie. A Tours, les 5 arrestations des membres du mouvement anti-LRU ne sont pas des évènements isolés mais s'inscrivent dans un contexte de répression nationale. A Nantes par exemple, un lycéen risque de perdre son oeil parce que sa présence dans une manifestation « dérangeait » des flics de la B.A.C, qui ont donc tiré au flashball.
L'usage des « forces de l'ordre » a clairement pour objectif de briser
toute résistance, toute contestation des choix de société...
Par la répression, l'État s'en prend directement à nos droits fondamentaux de réunion, de manifestation, et à toute critique sociale en général. Ainsi les actions politiques contestatrices sont criminalisées ; les acteurs des mouvements deviennent des voyous selon la novlangue sarkozienne.
Nous exigeons dès lors l'arrêt des poursuites de toutes les personnes mises en examen en raison de leur participation au mouvement anti-LRU, en particulier à Tours, où 4 personnes devront passer en procès courant 2008.

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dimanche 9 décembre 2007

Pétition pour dire ''Non à la pénalisation du travail social !''

France Terre d’Asile -  Le lundi 19 novembre 2007, deux intervenantes sociales travaillant pour France Terre d’Asile, dans le cadre d’un dispositif de protection de l’enfance financé par l’Etat, ont été interpellées au petit matin à leur domicile parisien. Fouille au corps, perquisition, saisie de l’ordinateur personnel, transfert menottées à Coquelles dans le Pas-de-Calais, maintien en garde à vue pendant plus de 12 heures pour l’une et 24 heures pour l’autre ; ce traitement musclé avait pour but de vérifier, selon le Procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, si elles s’étaient rendues complices ou non d’aide au séjour irrégulier. Il conclura à une générosité « mal placée ». Ces méthodes témoignent pour le moins d’une dérive répressive et inacceptable.

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